jeudi 25 octobre 2018

Pourquoi les religions sont-elles sources de conflits



Une des religions dominantes en Occident est le catholicisme romain. Cette doctrine fut maintes fois retouchée au gré du temps et des époques. Un facteur dominant fut la chute de l'empire romain au cinquième siècle vers l'an 476 de notre ère, ce qui raffermit l'autorité papale de Rome. Déjà, le pape Damase ( 366-384) établissait un lien profond entre politique et religion. Ce phénomène mûrissait lentement mais sûrement vers un pouvoir papal incontesté auprès des princes et des rois. Au septième siècle, l'empereur Phokas (602-610) autorisa le pape à convertir le Panthéon romain en temple consacré à la Vierge Marie et à tous les martyrs. Ce fut la première fois qu'on franchhissait le pas transformant un temple païen en église chrétienne à Rome. Toutes ces actions politico-religieuses n'avaient qu'un seul but, donner au pape de Rome tous les pouvoirs juridico-sociaux. L'église catholique romaine détenait un savoir conséquent provenant de plusieurs parties du monde, notamment du Moyen-orient (Turquie, Égypte, Irak), du Proche-Orient (Palestine, Israël) et de Grèce. Tout ce ferment de culture importé, se développera au cours des siècle et deviendra l'idéologie dominante en Occident. 


Pour sceller cette idéologie, les papes construiront tout autour des dogmes infaillibles qu'ils inculqueront dans les diverses inculturations de la planète. Plusieurs conciles auront lieu durant les siècles pour formuler doctrinalement des dogmes. Ainsi, la mère de Jésus-Christ deviendra la théotokos (mère de Dieu), au concile d'Éphèse en l'an 431 de notre ère. Cette définition prenait déjà sa forme par le symbole de Nicée en 325 et par le concile de Constantinople en l'an 381 de notre ère: " Jésus-Christ, fils unique de dieu, vrai Dieu né du vrai Dieu, par l'Esprit Saint a pris chair de la Vierge Marie et s'est fait homme." Il faut préciser que les premiers conciles ont été convoqués par les empereurs et leur pensée prédominait sur la pensée des évêques présents. La politique de ce temps là, n'avait qu'un seul objectif, consolider l'empire qui vers l'an 350 de notre ère commençait à s'effriter. Ainsi, les empereurs se servaient de la puissance des croyances de cette période de l'histoire, pour affermir leur pouvoir. 


Par les différentes conquêtes des empereurs à travers le monde, ils amenèrent à Rome non seulement les butins de guerre, mais également les croyances existantes dans ces parties du monde. L'Égypte antique sera un moyen essentiel  pour donner un culte à la Vierge Mère: Isis. Plusieurs Temple dédiés à Isis  verront le jour dans tout l'Occident. Le mithraïsme ou culte de Mithra proviendra de Perse (actuel Iran). Ce culte à Mithra donnera toute une symbolique à la religion catholique romaine. En effet, le Dieu Mithra recevait des offrandes à travers le sacrifice des tauros. Le sang de ces derniers sera consommé par les fidèles ainsi que sa chair. 


Plus tard, l'église catholique romaine se calquera sur ce rite pour l'attibuer au sacrifice de Jésus-Christ. La hiérarchie catholique romaine définira dans le rite de la messe le sacrifice du Christ, où les fidèles communieront au corps et au sang du Christ. Ces pratiques figent toutes évolutions vers une plénitude de vie, à travers les réincarnations de l'Homme, crues dans les débuts du christianisme et mentionnées dans des articles précédents. Il est vrai que la plupart des catholiques romains détiennent une grande ignorance regardant leur propre religion. Le manque de connaissance provoque l'ignorance et l'ignorance provoque l'esclavage de l'Homme. Il m'aura fallu beaucoup de temps et de recherches pour m'introduire dans le monde de la vérite. Il est à considérer que depuis des siècles, l'église catholique romaine nous martèlera de ces doctrines, jusqu'à faire de nous de dociles crétins. 


Ces tentacules obscures seront présentes sur toute la planète au travers d'écoles libres, de lycées catholiques, de paroisses catholiques etc... Mon histoire au sein de l'église catholique romaine, témoigne de cet endoctrinement aveugle qui me portera jusqu'à l'échec d'une partie de ma vie. Il est vrai qu'à toute chose malheur est bon et j'ai pu pendant ma période de séminariste à Rome me construire intellectuellement. j'ai pu également faire la connaissance d'une dizaine de culture présentes à travers le monde, approfondir mes racines gréco-latines, en découvrant les merveilles de la Rome antique: le forum impérial, le colisée, le panthéon, les anciens temples romains, etc. Cette métanoïa qui traversa ma vie de jeune homme me conforta dans une pensée réflexive sur mes fausses croyances véhiculées par des hommes apparemment crédibles, altruistes et généreux. La réalité est tout autre, cette hiérachie catholique romaine ne fait que pomper, inhaler les énergies des croyants pour créer leurs propres égrégores afin de continuer à exister dans le temps, comme parasites dans la société des hommes. 




mardi 7 août 2018


Je retraduis avec exactitude le lien sur l'homosexualité permettant d'ouvrir nos yeux restés si longtemps fermés: 



Voici un article qui prouve de façon irréfutale et avec sources historiques à la clé, que des rites et mariages homosexuels (entre hommes ou entre femmes) ont eu lieu pendant plus de 1000 ans au sein de l'église catholique et de l'église orthodoxe, et étaient même bénis à une époque par les autorités du Vatican!

L'attitude actuelle de Rome, qui consiste à prétendre que l'homosexualité a toujours été condamnée et combattue au sein de l'église, est donc un mensonge et une hypocrisie absolue!

Selon la Bible, l'homosexualité reste un péché, certes. Mais faut-il stigmatiser, chasser, harceler les homosexuels (dont on sait que quoi que l'on fasse, cette tendance restera) et faut-il continuer les déclarations inhumaines et ignobles à leur encontre (comme l'archevêque belge Léonard l'a encore fait récemment), voire les torturer en espérant leur faire changer d'orientation sexuelle ( comme cela s'est fait pendant un moment)? Ou est-il préférable de les accueillir avec dignité, avec amour et sans scandale dans la communauté, comme cela s'est fait pendant plus de mille ans? Qu'aurait fait Jésus? Aurait-il lancé la première pierre? 

Voilà une question à laquelle tous les chrétiens hétérosexuels ( et dont je fais partie), se devraient de réfléchir. 

Source:http://www.christianity-revealed.com/cr/files/whensamesexmarriagewasachristianrite.html


Lorsque le mariage entre personnes de même sexe était un rite chrétien. Par Thos Payne

Un musée d'art de Kiev contient une curieuse icône provenant du monastère Sainte-Catherine, situé sur le mont Sinaï, en Israël. Il montre deux saints chrétiens portant des robes. Entre eux se trouve le "pronubus" traditionnel romain (le témoin), qui supervise le mariage. Ce pronubus est le Christ. Le couple marié est composé de deux hommes.

L'icône suggère-t-elle qu'un "mariage" gay est sanctifié par le Christ lui-même? L'idée semble choquante. Mais la réponse complète provient d'autres sources du début de l'ère chrétienne concernant les deux hommes qui sont représentés dans l'icône, saint Serge et saint Bacchus, deux soldats romains qui furent des martyrs chrétiens. Ces deux officiers de l'armée romaine encourent la colère de l'empereur Maximien lorsqu'ils furent dévoilés comme étant des "chrétiens cachés", ayant refusé d'entrer dans un temple païen. Les deux hommes furent envoyés en Syrie vers 303 apr.JC, où l'on pense que Bacchus mourut sous le fouet.

Serge survécut à la torture, mais fut décapité plus tard. La légende dit que Bacchus apparut à Serge, durant l'agonie de celui-ci, sous la forme d'un ange, en lui disant d'être courageux, car ils seraient bientôt réunis au ciel. 


Bien que l'appariement des saints, en particulier dans l'église chrétienne primitive, n'était pas rare, l'association de ces deux hommes fut considérée comme particulièrement intime. Sévère, le patriarche d'Antioche (512 à 518 apr.JC) expliqua que "nous ne devrions pas séparer dans le discours ceux qui [Serge et Bacchus] étaient unis de leur vivant". Ce n'est pas un cas simple "adelphopoiia". Dans le récit définitif de leur vie qui date du 10ème siècle, Saint-Serge est ouvertement célébré comme le "doux compagnon et amant" de Saint-Bacchus. Cette relation étroite entre Serge et Bacchus a conduit de nombreux savants modernes à croire qu'ils étaient amants. Mais la preuve la plus convaincante de ce point de vue est que le plus ancien texte de leur martyrologe, écrit dans le grec utilisé pour la rédaction du Nouveau Testament, les décrit comme des "erastai", ou "amoureux". En d'autres termes, ils étaient un couple homosexuel. Leur orientation et leur relation étaient non seulement reconnues, mais étaient pleinement acceptées et célébrées par l'Église chrétienne primitive, qui était beaucoup plus tolérante que ce qu'elle est aujourd'hui. 

Contrairement au mythe, le concept du mariage dans le christianisme n'a pas été fixé dans le roc depuis l'époque du Christ, mais a constamment évolué en tant que concept et rituel.

Le professeur John Boswell3, feu le Président du département d'histoire de l'Université de Yale, a découvert qu'en plus des cérémonies de mariage hétérosexuel, dans les documents liturgiques de l'église chrétienne, il y avait des cérémonies aussi appelées le "Bureau unions de même sexe" ( 10e et 11e siècles), ainsi que "l'ordre pour unir deux hommes" (11e et 12e siècles). 



Ces rites de l'Église avaient tous les symboles d'un mariage hétérosexuel: l'ensemble de la communauté se réunissait dans une église, une bénédiction du couple devant l'autel était effectuée avec leurs mains droites étant jointes, les voeux saints étaient échangés, un prêtre officiait lors de la prise de l'Eucharistie et une fête de mariage pour les invités était célébrée par la suite. Ces éléments apparaissent tous dans les illustrations contemporaines de la sainte union de l'empereur-guerrier byzantin, Basile le Premier (867-886 apr.JC) et de son compagnon, Jean. 

De telles unions chrétiennes sanctifiées entre personnes de même sexe ont également eu lieu en Irlande à la fin du 12e et du début du 13e siècles, comme l'a rapporté le chroniqueur Gérald du Pays de Galles (" Geraldus Cambrensis"). 

Les unions de même sexe dans l'Europe pré-moderne reprennent dans les moindres détails des cérémonies entre personnes du même sexe dans les documents liturgiques de l'ancienne église. Un rite grec du 13e siècle, "l'ordre pour les unions solennelles de même sexe", invoquait Saint-Serge et Saint Bacchus, et demandait à Dieu: " daigne accorder à ceux-ci, tes serviteurs [nom et nom], la grâce de s'aimer l'un et l'autre, de se conformer sans haine et de ne pas être la cause de scandale tous les jours de leur vie, avec l'aide de la Sainte Mère de Dieu, et tous Tes saints". La cérémonie se termine: " Et ils embrasseront le saint Évangile et ils s'embrasseront, et ce sera conclu". 

Un autre "Bureau des unions de même sexe" serbe et slave du 14e siècle, unissant deux hommes ou deux femmes, faisait mettre la main droite du couple sur l'Évangile, tout en ayant un crucifix placé dans la main gauche. Après avoir embrassé l'Évangile, on demandait alors au couple de s'embrasser, après quoi le prêtre, ayant élevé l'Eucharistie, leur donnait à tous les deux la communion. 



Les registres d'unions chrétiennes de même sexe ont été découverts dans des archives aussi diverses que celles du Vatican, à Saint-Pétersbourg, à Paris, à Istanbul et dans le Sinaï, couvrant mille ans depuis le 8e jusqu'au 18e siècle.

Le missionnaire dominicain et prieur, Jacques Goar (1601-1653), inclut de telles cérémonies dans un recueil imprimé de livres de prières grecques orthodoxes, 'Euchologion Sive Rituale Graecorum Complectens ritus Et Ordines Divinae Liturgiae" (Paris, 1667).

Bien que l'homosexualité était techniquement illégale depuis l'époque romaine tardive, les écrits homophobes n'apparurent pas en Europe occidentale jusqu'à la fin du 14ème siècle. Même alors, des unions entre personnes de même sexe et consacrées par l'Église continuèrent d'avoir lieu. 



A Saint-Jean de Latran à Rome (qui est, traditionnellement, l'église paroissiale du pape), en 1578, treize couples de même sexe furent unis lors d'une grand messe et avec la collaboration du clergé du Vatican, "prenant la communion ensemble, utilisant le même Livre nuptial, après quoi ils dormaient et mangeaient ensemble", selon un rapport contemporain. Une autre union unissant une femme à une autre femme est enregistrée en Dalmatie, au 18e siècle.

L'étude universitaire du Professeur Beswell est si bien fouillée et documentée qu'elle pose des questions fondamentales pour les deux dirigeants de l'église moderne et pour les chrétiens hétérosexuels concernant leurs propres attitudes modernes envers l'homosexualité.

Que l'église ignore les preuves qui se trouvent dans ses propres archives serait lâche et trompeur. Les preuves démontrent de façon convaincante que ce que l'église moderne prétend être ce qui a toujours été son attitude immuable envers l'homosexualité, n'est, en fait, rien de tel. 



Elles prouvent que durant les deux derniers millénaires, dans les églises paroissiales et les cathédrales de la chrétienté, depuis l'Irlande à Istanbul et mêm au coeur de Rome elle-même, les relations homosexuelles étaient acceptées comme des expressions valides d'un amour chrétien divin et comme un engagement envers l'autre personne, un amour qui pouvait être célébré, honoré et béni, par l'Eucharistie, au nom de et en présence de Jésus-Christ.

".... Dans la soirée, le jeune vint à lui [Jésus], vêtu d'une toile de lin sur son corps nu. Et il resta avec lui cette nuit-là, car Jésus lui enseigna le mystère du Royaume de Dieu. Et de là, se levant, il retourna de l'autre côté du Jourdain." The Secret Gospel Of Mark, The Other Bible, Willis Barnstone, Editor, Haper& Row, San Francisco, 1984,pp. 339-342. "



Sources:

1) Colfaxrecord.com; retrieved 6Jul 2009, 1830PST [ http://www.colfaxrecord.com/detail/91429.html]

2) Saints Sergius & Bachus, Roman martyrs. their Catholic feast day is October 7th. Catholic Encyclopedia [ http://www.newadvent.org/cathen/13728a.htm ]

3) John Eastburn Boswell (American Concil of Learned Societies); Same-Sex Unions in Premodern Europe, Random House, June 1994. "




Alain Nègre ( Aussillon, Tarn). 







dimanche 8 juillet 2018

De l'Ancien Monde au Nouveau Monde
Quatrième partie: époque Moderne et Contemporaine


L'époque Contemporaine du seizième, dix-septième et dix-huitième siècle, prendra fin avec la Révolution française en 1789. Des phénomènes sociaux conséquents touchaient l'Europe. On remarque la sécularisation progressive des sociétés européennes, le développement du protestantisme et de l'humanisme, ainsi que la montée d'une classe sociale: la bourgeoisie d'affaires. L'époque moderne a un caractère transformateur, il n'y a pas eu de passage brusque du Moyen Âge à l'époque moderne, mais une transition. Les principaux événements de la modernité sont: le capitalisme, l'humanisme et les États-Nations. Il y eut des inventions qui ont changé le monde.



L'invention de l'imprimerie est le premier business moderne (1499-1561). Les imprimeurs doivent disposer d'une organisation commerciale solide et faire des voyages incessants pour vendre leurs livres. On découvre de nombreux auteurs de la littérature antique. L'invention de la carte du monde. Gérard Mercator (1512-1594), est un des fondateurs de la cartographie. Son innovation fut simple, il représente la carte du monde, non pas sur un globe, mais sur un cylindre. Il suffisait de mettre une projection de Mercator sur un tube à plat, et l'on obtenait la carte du monde que l'on connaît tous. La carte de Google Maps est une projection de Mercator. Mais la vraie carte du monde est la projection de Peters, car plus on se rapproche des pôles et plus la superficie d'un territoire est exagérée. Dans la réalité la projection de Peters est 14 fois plus petite que la projection de Mercator. Nous aurons également l'envention de la lunette astronomique. 


Le génial Galilée (1564-1642), sera le premeir à pointer cette lunette vers le ciel. Il révolutionnera l'astronomie. Il découvrira les premières tâches solaires, les reliefs de la Lune, les satellites de Jupiter etc.... En même temps, il nous apprendra que la Terre tourne autour du Soleil, et pas le contraire. Isaac Newton (1642-1727), concevra en 1688 le premier télescope moderne. Son apport à la science sera considérable. Il déduira des travaux de Galilée le principe de gravitation universelle et des travaux de Kepler les lois fondamentales de la mécanique céleste. Aujourd'hui, la Chine a finalisé la construction du plus grand télescope du monde, il fait 500 mètres de diamètre. L'homme enverra des télescopes dans l'espace, la Nasa a propulsé le 24 avril 1990 le satellite Hubble, il peut observer des éléments situés à des milliers d'années lumières de la Terre. L'invention du microscope, permettra à l'Homme de voir le tout petit. Le microscope est un instrument qui permet d'observer de petits éléments grâce à une vision agrandie. Ce sera Zacharias Janssen (1588-1631), un fabricant de lunettes hollandais, qui superposera deux verres de lentille dans des tubes coulissants afin de grossir les petites choses. 80 ans plus tard, le néerlandais Antoine Van Leeuwenhoek (1632-1723), fabriquera le premier microscope qui permettra de grossir de 50 à 300 fois les objets observés. L'Anglais Robert Hooke ( 1635-1703), observera pour la première fois les cellules. Le microscope est l'une des inventions qui permit le plus de découvertes importantes. Il a permis la découverte de la division cellulaire, des agents pathogènes qui sont à l'origine des premiers vaccins, ou encore les bacilles de la lèpre et de la tuberculose. Louis Pasteur (1822-1895) aura compris que certains microbes invisibles à l'oeil nu, sont très puissants et provoquent des maladies contagieuses. Il envahissent le corps humain, le rende malade et le font passer d'un être vivant à un autre être vivant.  Une autre découverte l'invention de la machine à vapeur. Denis Papin (1647-1712), un protestant, finira le climat d'intolérance religieuse en France et fera son invention à Londres en 1675. Le départ de la vapeur fut un simple cylindre piston dans lequel on fait chauffer de l'eau et la vapeur qui se forme pousse le piston vers le haut. Cette invention permettra d'autres inventions majeurs, James  Watt (1736-1819) apportera à la machine à vapeur des améliorations nécessaires : les muscles de l'homme cessent d'être la principale source d'énergie. On peut désormais transformer l'énergie thermique en énergie mécanique. L'exploitation des gisements de charbon change de dimension. Elle permettra une métallurgie de masse et donnera naissance au chemin de fer. 

L'État moderne se construira dans une économie préindustrielle, entraînée par le commerce des produits agricoles, dans une société où les libertés sont confondues avec les privilèges des ordres sociaux. L'État-Nation était l'oeuvre d'une monarchie sacralisée et absolutiste, où le souverain ne peut s'adapter à la redéfinition de la nation aux siècles des Lumières. A' l'aube des temps modernes, les états se structurent et se renforcent, les souverains cherchent d'obtenir le monopole en matière fiscale, dans le domaine juridique et dans la force armée. Le pouvoir se verra centralisé entre le quinzième et le seizième siècle, avec la fin de la féodalité. Le souverain cherchera à diminuer le pouvoir des grands féodaux, à centraliser les États généraux (clergé, noblesse, tiers-état), afin de progresser vers un monopole juridique de l'état central. Louis XII ordonnera la codification des coutumes; le droit était oral et il sera fait un relevé de l'ensemble des lois de toutes les provinces du royaume. François premier, souverain autocratique, prendra de nombreuses initiatives centralisatrices. Il créera trois impôts permanents: la taille ( sur les personnes et les terres), la gabelle (le sel) et les aides (sorte de TVA). Dans la linguistique, la langue d'oïl sera la langue officielle. En démographie, s'étaient les curés qui tenaient les registres paroissiaux, mais à partir de 1539, l'église devra fournir à l'état un double de ces registres. Ceci permettra de mieux connaître les ressources fiscales et une meilleure connaissance du recrutement militaire. En 1516, avec le concordat de Bologne signé avec le pape, c'est le roi qui choisit les évêques et les abbés. L'église de France est soumise au roi de France puis au pape. En Angleterre, Henri huit souhaitera contenir le pouvoir de l'église et la subordonner à l'État. Il commencera à confisquer des biens ecclésiastiques. N'ayant pas d'enfant avec Catherine d'Aragon, il désirera faire annuler son mariage avec elle, pour épouser sa maîtresse Anne Boleyn. Le pape refusera pour des raisons politiques. En 1531 Henri huit rompra avec Rome et crée l'église d'Angleterre qui mêle traditions catholiques et protestantes. En 1519, l'espagnol Charles Quint contrôlera d'immenses terrotoires: par son père il aura les droits sur les états bourguignons et le St empire et par sa mère des royaumes espagnols. De 1500 à 1660, on assistera à la difficile naissance du pluralisme religieux. Un conflit entre deux visions du monde: le classicisme (régulier, symétrique, retour à l'antiquité), le baroque ( exubérant, création de la Contre-Réforme catholique). Le dix-septième siècle posera les bases de la science moderne.
- Giordano Bruno, écrira que l'univers est infini (condamné et brûlé à Rome).
- Francis Bacon, seule la méthode expérimentale permet de connaître le réel.



- Descartes, le monde peut s'expliquer par des lois mécaniques, l'expérience est le moyen, le doute méthodique doit être la règle, l'atomisme ( tous les corps sont faits d'une même matière, différemment arrangée).






- Galilée avec les maths et l'astronomie, le monde peut être expliqué scientifiquement. Il reprendra les thèses héliocentyriques de Copernic (ouvrages mis à l'index).


- William Gilbert, découvrira les lois du magnétisme et de l'électricité statique. 
- Williq Harvey, découvrira la circulation du sang et le rôle du coeur. 
- Johannes Swammerdam découvrira l'existence des ovaires. 

Enfin arrive le siècle des Lumières et du classicisme (1660-1775).
L'absolutisme est le trait dominant de cette période inaugurée en France par LouisXIV. La France est réticente par apport à l'art baroque, elle préfère le bon goût français: équilibré, sobre et mesuré. La raison doit l'emporter sur l'émotion. On redécouvrira l'Antiquité gréco-romaine: fouilles scientifiques au sud de Naples à Herculanum et Pompéi. On va vers un libéralisme économique: le colbertisme avec Jean-Baptiste Colbert, qui réduira le nombre de jours chômés, mettra un frein à la création des couvents, répression de la mendicité avec la généralisation des hôpitaux généraux, incitation aux nobles d'investir dans les industries. La révolution agricole et industrielle en Angleterre bénéficiera de progrès techniques importants : la pompe de Thomas Newcomen qui fonctionne à la vapeur, le coke qui permet d'atteindre de très hautes températures, l'acier pour le petit outillage et les armes blanches, les navettes volantes pour le tissage, la première usine ouverte par Matthew Boulton et la fabrication en série qui permet de distribuer au public un catalogue, enfin l'apparition du salariat. Les Lumières supposeront une alphabétisation généralisée et l'accession de tous à l'enseignement. Chacun doit pouvoir être capable de se faire sa propre idée (pensée critique). Voltaire n'hésitera pas à se lancer dans le débat politique et philosophique. Il publiera le " traité sur la tolérance". Il est déiste et anticlérical. Il pense que chaque individu doit simplement rendre culte au Créateur. Le peuple a besoin de la religion pour avoir une morale (aujourd'hui c'est différent et discutable). Arrivera l'ère des révolutions ( 1775-1800), le libéralisme et les débuts de la question sociale. De nouvelles valeurs surgissent sur tous les plans : économie, religieux et politique.
- La liberté de penser dans le cadre du libéralisme économique.
- La protection des citoyens contre l'arbitraire de l'État et des églises, plus contre toute atteinte à la propriété privée.
- L'égalité des droits devant la loi.
- La fraternité, on aide son semblable par pure humanité.
- La question de la traite des noirs et de l'esclavage (abolition de l'esclavage en 1794).
Enfin, les droits de l'homme et l'émancipation de l'individu:
- Constitution civile du clergé (novembre 1789), les ecclésiastiques deviennent des fonctionnaires publics élus, payés par l'État.
- Instauration de l'État civil, les naissances, les mariages, les divorces et décès sont enregistrés dans les registres de l'État-civil.

 Époque contemporaine




L'époque contemporaine commence avec les conséquences de la Révolution française. C'est la fin des monarchies absolues et les tentatives de monarchie constitutionnelle. Ce sera vers la fin du dix-neuvième siècle, que la République s'installera durablement. Sur le plan socio-économique, l'époque contemporaine est la fille de la deuxième Révolution industrielle, avec la domination sans partage de l'Empire britannique sur le monde. Vers 1880, le Royaume-Uni assure à lui seul les deux tiers de la production industrielle mondiale. Une rivalité naîtra entre l'Empire britannique et la France, qui s'emparera de la majeure partie de l'Afrique occidentale et du Maghreb. L'Europe sera marquée au dix-neuvième siècle par la naissance des États modernes à ne pas confondre avec l'époque moderne, et se traduira, par les mutations techniques, économiques et sociales importantes de la deuxième révolution industrielle. En 1789, la France est un pays de 26 millions d'habitants, et la population se partage de manière inégale en trois catégories sociales: noblesse, clergé et tiers-état. La bourgeoisie est formée d'industriels, de banquiers, de commerçants, avocats, enseignants et médecins. Cette classe tient en main l'économie du pays et fournit les cadres administratifs. Elle sera écartée des hautes charges politiques. La bourgeoisie va prendre la tête de la Révolution, qui peut compter sur les paysans affamés et sur le peuple des villages, mécontents du système. En 1788, le peuple a faim . La France a aidé les États-Unis d'Amérique dans leur émancipation vis à vis de l'Angleterre, ce qui a coûté cher. Les caisses du royaume sont vides et le roi Louis XVI n'arrive plus à rétablir les comptes. Bien sûr, une partie de la noblesse et du clergé refuse de renoncer à ses privilèges. Le 5 mai 1789, le roi convoque les États généraux à Versailles: noblesse, clergé et tiers-état. Dès le début, les députés élus par le tiers-état déclarent qu'il faut supprimer la royauté absolue et établir une constitution. Mais Louis XVI  soutenu par la plupart des députés du clergé et de la noblesse, refuse. Les députés du tiers-état quitteront la réunion. Le 20 juin 1789, les députés du tiers-état se réuniront dans une salle du palais de Versailles: c'est le Serment du Jeu de paume. Un certain ministre, désirait faire sortir tout ce monde, mais Mirabeau, un député provençal lui répond: " nous sommes ici par la volonté du peuple, et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes." Le 14 juillet 1789, ce sera la prise de la Bastille. Le 26 août 1789 sera adopté 

La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. La Constitution précise:" les hommes naissent libres et égaux en droits et le restent tout au long de leur vie." Nous assistons à la construction d'une France nouvelle, désormais le peuple et non plus le roi est le souverain. Le roi exercera son pouvoir non plus de droit divin, mais par le consentement des français. La monarchie constitutionnelle (1789-1792) sera un échec, de là, la Terreur (1792-1795). Ensuite viendra la règne de Napoléon (1799-1815), l'Empire français n'a jamais été aussi grand. Il sera placé sous le gouvernement des frères de Napoléon et s'étendra du Portugal à la Pologne. Une deuxième tentative de restauration de la monarchie (1815-1848). Il s'agit d'une monarchie constitutionnelle établie sur un suffrage censitoire étroit qui aura deux souverains de la dynastie des Bourbons: Louis XVIII et son frère Charles X (1824-1830). 


Viendra ensuite la Révolution de juillet 1830, dites les "trois glorieuses". Après un coup de force constitutionnel par ses ordonnances de Saint-Cloud (1830), Charles X et la famille royale fuient Paris. Louis Philippe premier sera proclamé roi des Français et non plus roi de France. Ce sera une monarchie constitutionnelle ( 1830-1848). Viendra ensuite la deuxième révolution française de 1848, d'où naîtra la deuxième République, mettant ainsi fin à la monarchie. Suivra la première guerre mondiale (1914-1918), la révolution en Russie qui amènera la naissance du communisme et en 1939-1945 deuxième guerre mondiale avec la défaite de l'Allemagne nazie. En 1947-1990, naissent les démocraties populaires dans l'est de l'Europe. En 1991, on assiste  à l'éclatement de l'URSS. Il faut préciser qu'en 1957 naissait le Traité de Rome avec l'Union européenne.
Les grandes innovations de cette époque contemporaine sont: le charbon qui est utilisé pour fabriquer la vapeur avec l'apparition des premières automobiles, des locomotives et des moissonneuses pour l'agriculture, la bicyclette, la photographie et le cinéma. Les grandes découvertes du monde scientifique: le courant électrique, la pile électrique, l'ampoule électrique, le vaccin contre la rage, le radium et le rayon x. Dans le domaine des communications: le télégraphe, le téléphone et la radio. 
Dans la vie quotidienne des Français: la machine à laver, le réfrégérateur, l'aspirateur etc... 
Dans la conquête spatiale: le premier homme va marcher sur la Lune. 



De l'époque grecque à l'époque contemporaine, nous pouvons découvrir une évolution constante et non une régression. L'Homme au travers de nombreuses difficultés, entre autres les Révolutions et les guerres, rien ne pourra entraver le chemin difficile de sa Connaissance particulière vers la Connaissance Universelle, laquelle tente de le rendre libre pour continuer son Évolution. 


Alain Nègre (Aussillon,  Tarn)




jeudi 7 juin 2018

De l'Ancien Monde au Nouveau Monde
Troisième partie du Moyen Âge à la Renaissance 






La pensée politique médiévale, doit tenir compte des cadres socio-politiques et religieux dans lesquels se déroule la vie à cette époque
La société médiévale s'organise autour de trois ordres:





Les hommes d'église
Les nobles (princes, seigneurs,chevaliers)
Les paysans.

Chacun des trois ordres a des droits et des devoirs vis-à-vis des deux autres. Les prêtres avaient pour mission de protéger par leurs prières les paysans et les chevaliers et de les élever jusqu'à Dieu.
Les chevaliers devaient protéger par les armes, la défense et la sécurité des prêtres et des paysans. Les paysans par leur travail et les impôts procuraient la nourriture aux prêtres et aux chevaliers. 
Durant le début du moyen âge, la population de l'est et du nord de l'Europe migreront par vagues vers l'ouest. Dès le deuxième siècle, quelques unes s'installèrent sur les frontières et à l'intérieur de l'Empire romain. Ces populations fourniront à l'armée romaine des chefs et des soldats. Au cours du cinquième siècle, les migrations s'accélèrent et de nombreux peuples conclueront des traités avec les Romains, à la recherche de main-d'oeuvre. Pendant cette période, le christianisme se diffusera et s'implantera durablement en Gaulle. Vers 496 ap.J.C., une alliance est scellée entre les Francs et l'église catholique romaine, grâce au baptême de Clovis. Atour de l'an 800 ap.J.C., l'empire de Charlemagne s'étend sur toute l'Europe, mais devra bientôt faire face aux invasions scandinaves, sarrasines et hongroises.

Les croisades qui étaient des expéditions militaires, seront menées par les chrétiens contre les infidèles. Suscitées par un élan religieux, elles répondront à des motivations politiques et économiques. La première croisade sera ordonnée par le pape Urbain II et sera une riposte à l'occupation de Jérusalem par les musulmans en 1095.
De 1096 à 1291, neuf expéditions seront menées en Terre Sainte. Le treizième siècle marquera l'apogée de l'Occident médiéval, le quatorzième et le quinzième siècle sont caractérisés par de multiples crises démographiques, économiques, sociales et climatiques. La climat se dégradera jusqu'en 1850. Le quatorzième siècle voit surgir les centres intellectuels de l'Occident. Pour la première fois apparaissent des traités politiques, concernant une série de règles pour le peuple et les gouvernants. 

                                    
Linitiateur sera Thomas d'Aquin qui apposera l'empreinte de sa géniale personnalité. C'est environ vers les années 1250-1270, où se créront les doctrines qui façonneront la mentalité médiévale. Thomas d'Aquin donnera des principes philosophiques qui présideront à la vie de groupe, et favoriseront l'organisation des collectivités. On passe d'un système féodal à un début d'armature des grands États européens. L'Occident prendra, pour la première fois vers 1260, la politique d'Aristote. Thomas d'Aquin s'entourera de Guillaume de Moerbeke, pour traduire les oeuvres d'Aristote du grec au latin. Deux théories capitales se détacheront de ces écrits, qui seront la clé de voûte des spéculations politiques du treizième siècle: la théorie de la souveraineté populaire et la théorie du rôle du gouvernement. En effet, l'homme est individuel c'est-à-dire capable de produire ses propres activités et de les mettre en commun, c'est là qu'il devient sociable dans un groupe.Il ne peut y avoir de vie sociale, sans qu'il y ait une autorité parlant au nom du groupe, dans laquelle l'individu doit se soumettre. 




Le principe fondamental de la philosophie politique du treizième siècle, est l'affirmation que seule la personne humaine peut être douée d'existence. Ainsi, la personne humaine est la vraie réalité siciale et le groupe n'est pas une sorte de supra-organisme, mais une réunion de personnes dont chacun demeure inviolable en son for intérieur. Alors toute individualité humaine est sacrée; chaque homme sera appelé à réaliser son bonheur, il mettra ses énergies au service d'une destinée qui est sienne. L'homme guidera ses appétits inférieurs à sa raison et orientera sa vie entière vers Dieu, par la Connaissance de l'Amour. Mais si l'homme est abandonné à lui-même, il  serait dépourvu de moyens matériels, de directions intellectuelles et de réconfort moral. Thomas d'Aquin, philosophe et théologien dira de ce dernier qu'il est ou bien dépravé, ou bien un surhomme, c'est-à-dire un être d'exception. L'homme est un être individuel et sociable et ses droits sont dans le treizième siècle une liste exemplative. Un individu qui fait partie d'un groupe politique mettra au service de la communauté ce dont il est capable. Il se soumet aux lois de l'entr'aide. Mais comme cette communauté n'est pas distincte, des membres qui la composent est forcément une multitude organisée qui devient le sujet de toutes les prérogatives et de toutes les fonctions indispensables à l'existence même du groupe. Donc, ces prérogatives et ces fonctions représentent toutes quelques aspects de la souveraineté et du pouvoir. Dans ce sens, la souveraineté populaire est soudée à celui de la personnalité humaine. Les théoriciens du treizième siècle n'abordèrent pas le processus concret de l'attribution de l'autorité à tel homme ou à telle élite. Ils ne s'intéressait pas, comme à la manière des modernes au problème de l'appariton du commandement dans les divers groupes sociaux. Tout cela fut rataché aux concepts de la finalité et de Dieu. De là, une échelle de valeurs, puisque la souveraineté est divine dans son essence, elle coopère à la finalité cosmique universelle et donc elle accomplit la loi morale. En obéissant à la loi morale, elle se conforme à la loi éternelle; et comme la vie de goupe est instituée pour faciliter à chacun la réalisation de sa tâche, elle devient à son tour un état de choses voulues par l'auteur de la nature. Par ce fait même, un homme qui donne des ordres à un autre et qui prétend  en être obéi, ne peut être, en dernière analyse, qu'une délégation divine. Une chose est la participation du peuple au pouvoir et une autre chose l'exercice de ce droit. Les théories de la délégation, du régime électif, de l'éducation civique, de la suspension des droits populaires sont autant de mises au point de l'exercice des droits souverains. 



Donc, au moyen âge, le pouvoir vient de Dieu, mais appartient au peuple, qui le transmet à des hommes de son choix. Cette transmission sera élective, l'éducation politique du peuple est la condition sine qua non des formidables prérogatives dont le citoyen sera investi. Le rôle de l'État est tout tracé, il a à charge de promouvoir le bien-être matériel et économique, de veiller à la sage répartition des richesses, de contrôler le judicieux emploi des activités. Mais il doit également développer le sentiment de l'honnêteté, instaurer la justice sociale, rendre un culte public à Dieu, sans lequel devoir, honnêteté, justice, vertu, sont des leurres. Ainsi l'État repose sur la morale, et la morale sur la psychologie, l'une et l'autre reposent sur la métaphysique. Dans ce treizième siècle, le peuple souverain est en droit d'exiger des garanties de ses gouvernants, mais ce peuple est dans la situation d'un mineur qui possède des droits, et il n'est pas capable de les faire valoir. 
Alors le pape serait le protecteur contre les usurpateurs et, en son nom, de déposer les indignes.



Au quatorzième siècle, la situation politique se modifie, le peuple prend conscience de sa force, de sa nationalité. Il peut se passer de la tutelle papale. Le quinzième siècle parle de la souveraineté populaire qu'il fait reposer sur la collectivité des citoyens. Il répudie la conception du droit divin immédiat des rois et donne ses préférences à un système d'équilibre de pouvoirs: le roi et le peuple. 
Dans le seizième siècle on verra apparaître la fameuse doctrine du droit divin des rois, inventée par des monarques ambitieux ou par des réformateurs protestants, c'est alors que vint la brèche dans l'édifice. Cette doctrine est en contradiction avec les principes du treizième siècle, puisqu'elle vise à déposséder la collectivité de ses droits souverains. Le roi devient une espèce de surhomme qui n'a point de comptes à rendre à son peuple et qui tient de Dieu seul un pouvoir que nulle puissance humaine ne peut révoquer. Deux individus ébranlèrent l'édéal politique du moyen age: Thomas Morus et Grotius. Ils rêvaient d'un État sans attache avec l'église. En étant indépendant de l'église, l'État serait indifférent aux formes que revêt la religion. Ainsi, la fonction de gouverner se dissociait complètement de la moralité, elle ne régit plus toute l'activité humaine.

                                La Renaissance


Ce sera à la fin du moyen âge et aux débuts de la Réforme et de la Renaissance, que les croyances traditionnelles s'effondreront. Machiavel interprètera la doctrine politique qui consistait dans un simple empirisme. La science politique ne s'intéresse guère à la politique en soi, mais elle se penche plutôt à décrire les procédés de gouvernement qu'il est habile d'employer. Le politique ne se préoccupe pas de la morale, la vertu et la religion seront considérés comme des moyens de gouvernement. Machiavel aura eu le grand mérite d'envisager la politique pratiquement, et non plus d'une manière métaphysique. Il exerça une influence considérable en répandant le goût de la science politique et l'habitude de l'étudier historiquement. On retrouvera son empreinte chez Descartes et d'autres auteurs du dix-septième siècle. Il rendit à la politique le soin de la détacher entièrement de l'utopie et de la religion. Malheureusement, il subira l'étude assez mesquine des procédés de son temps. Les critiques violantes et nombreuses contribueront à créer des mouvements d'idées entièrement différents. La Renaissance et la Réforme s'épanouiront au seizième siècle et marqueront le commencement des Temps modernes. La méthode d'étude, consistera à prendre pour guide le libre examen et la raison, en quelque sorte, un élargissement des procédés d'Aristote. Ainsi, toutes formes de pouvoir civil sont légitimes pourvu qu'elles soient conformes à la raison. 



Que ce soit Luther ou Calvin, ils penseront d'après une formation reçue: le gouvernement est institué par Dieu. En face des ces docteurs protestants, les catholiques se diviseront en deux groupes principaux: les scolastiques, avec Thomas d'Aquin, plus tard, Bellarmin et Bosio, seront les partisans de la théocratie. Les doctrines du protestantisme où les rois sont établis par le peuple et leur pouvoir ne leur vient de Dieu que par l'intermédiaire du peuple. Il y a un contrat entre Dieu, le roi et le peuple. A' côté des politiques, les philosophes qui apportèrent l'esprit littéraire de la Renaissance. Montaigne, Rabelais et Érasme disséminèrent dans leurs oeuvres de nombreuses pensées politiques. 
La pensée politique au seizième siècle fut d'une richesse et d'une variété incomparables. La propriété, l'esclavge, la liberté politique, la liberté de conscience, ont été discutées. Ce sera avec force, que les doctrines démocratiques seront affirmées avec une grande énergie. 



Les droits naturels de l'humain seront revendiqués. L'église romaine cherchera sa place en matière de spéculation politique, mais ce sera en cherchant dans les droits mêmes de l'individu que viendra la source du pouvoir politique. Certains penseurs, isoleront définitivement la politique de la religion. Il y aura également des réactions contre l'empirisme pur de Machiavel, qui tendrait à supprimer toute moralité et toute philosophie dans la science politique. Ainsi, la science politique prendra rang définitivement parmi les sciences morales indépendantes. Nous avons pu voir que la Ranaissance est une période où l'histoire prend un grand virage. La Renaissance se différencie du moyen êge par le contexte historique et politique en Italie et en France, et tout particulièrement par les grandes découvetes du monde: anatomie, astronomie, peinture, sculpture, et architecture. Ce sera également un renouveau littéraire grâce aux écrivains, dramaturges et poètes européens. Ainsi, la Renaissance est une rupture avec le moyen âge et les humanistes ont su diffuser la culture de l'Antiquité et les idées humanistes. 





La Renaissance aura un impact sur les siècles suivants, sur le classicisme du dix-septième siècle et les Lumières du dix-hutième siècle. 








Alain Nègre (Aussillon,  Tarn) 


lundi 14 mai 2018

De l'Ancien Monde au Nouveau Monde
   Deuxième partie: la Rome Antique 



La Rome antique (753 av.J.-C., 476 ap.J.-C)., est une ville comprenant une quantité de bourgades et de villages, qui se regroupèrent pour fonder la civilisation romaine, en passant d'une monarchie à une république oligarchique, puis à un empire autocrate. 
Ce sera sous l'Empire fondé par Auguste, que Rome connaîtra son étendue géographique, atteignant les limites du monde connu à l'époque. Devant les grandes invasions des barbares venus d'Europe du Nord et de l'Asie, l'Empire y résistera en créant une nouvelle structure bureaucratique et militaire. La Rome antique s'inspira en grande partie de la Grèce antique, mais elle a contribué à l'élaboration du droit, de la guerre, de l'art, de la littérature, de l'architecture, de la technologie et pour le monde occidental des langues. 
Les premiers romains sont organisés en "clans". Ce regroupement d'individus en famille sera patriarchal, ce qui favorisa sa durée dans le temps. 
Lorsque l'empereur Néron prit le pouvoir à l'âge de 17 ans en 54 ap.J.-C., sa mère Agrippine la jeune avait entre ses mains les décisions importantes de l'Empire. Là, commençait le déclin de la famille patriarchale vers la famille matriarchale. Beaucoup d'historiens avancèrent, que le fait de la chute de l'Empire romain était dû aux débauches des empereurs, notamment l'homosexualité, ce qui aurait provoqué la fin de l'Empire romain. C'est une analyse précipitée, car le véritable mobile de la chute de l'Empire fut le passage de la famille patriarchale à la famille matriarchale. 



Durant la période monarchique (753-509 av.J.-C.), les décisions Constitutionnelles sont centrées autour du roi. Il nommera le Sénat dans l'aristocratie romaine et servira de conseiller au roi. Le roi pourra demander l'avis auprès de l'assemblée populaire, laquelle représente un moyen d'expression pour le peuple de Rome. L'ultime parole revient au roi, malgré le vote du Sénat ou de l'assemblée populaire. Cette assemblée sera utilisée par les citoyens afin de prendre connaissance des annonces, elle peut également servir comme tribunal pour juger des affaires civiles. Lorsque le roi meurt, le prétendant sera présenté au Sénat pour l'approbation et l'assemblée populaire procèdera à un vote électif. Si le prétendant est élu, le Sénat finalisera l'élection et sera déclaré roi par le magistrat placé à la tête du collège électoral sénatorial. Le Sénat, parole provenant du latin "senex", signifiant "vieil homme", reconnaissait la nécessité d'un dirigeant unique, et lorsque ce dernier mourait (le roi), le pouvoir revenait au Sénat. Trois principales responsabilités attribuées au Sénat: il détient un pouvoir souverain, il fonctionne en corps législatif de concert avec le peuple de Rome et conseille le roi. La monarchie romaine prendra fin avec le dernier roi, Tarquin le Superbe. Ce dernier usera de ses pouvoirs pour instituer une tyrannie. Le Sénat et le peuple de Rome voient le principe de la monarchie comme odieux. Le Sénat élira deux chefs appelés préteurs, lesquels possèdent les mêmes pouvoirs que le roi, et jouiront d'un droit de veto sur les actes de leur collègue, le mandat de leur magistrature est limité à une seule année. Ainsi naissait le début d'une constitution républicaine. La République vient du latin " res publica", qui signifie la chose publique. Donc, le gouvernement de la cité est une affaire publique et collective.

                                                        
La Devise de la République romaine est: "Senatus Populusque Romanus", qui veut dire, le Sénat et le Peuple Romain. 
L'avènement de la République est au cinquième, quatrième siècle av.J.-C. Selon la tradition, ce serait Junius le Superbe, le fondateur de la République romaine en 509 av.J.-C. Tarquin usait une tyrannie intolérable et le Sénat finit par haïr le concept même de monarchie; il y eut durant le passage des conflits armés entre villages des montagnes se proclamant pour ou contre le régime institutionnel à mettre en place: la République. 
La chute de la monarchie amène au pouvoir des parents de Tarquin le Superbe, Lucius Brutus et Tarquin Collatin. Ce dernier, s'exilera et Brutus sera tué au combat. Leurs successeurs seront désignés pour un an, avec le titre de " praetor maximus" ( le chef souverain). La plèbe obtient la création de la magistrature et les tribuns de la plèbe sont inviolables. Ils peuvent s'opposer à n'importe quelle loi proposée par les autres magistrats. Ils réclameront par la suite, la mise par écrit des lois, la loi des Douze Tables rédigée en deux fois. Ces Douze Tables constitueront le premier corpus des lois romaines écrites.                               
                      
Leur rédaction est l'acte fondateur des institutions de la République romaine. Par la suite, une série de lois est votée, le Sénat peut les ratifier. Le droit d'appel au peuple sera rétabli. Dans ce sens, des lois seront proposées pour améliorer la situation de la plèbe à Rome. Il s'agit de lois politiques, économiques et sociales, afin de partager le pouvoir suprême entre les plébéiens et les patriciens. Ce sera à ce moment là, que Rome commence ses conquêtes, en commençant par l'Italie. Mais en 390 av.J.-C., Rome sera prise par les Gaulois et subira son premier sac. Après cela, Rome recommence la conquête de l'Italie. Le système politique romain séduira les aristocraties des cités méditerranéennes. Rome s'appuiera sur les aristocraties locales pour étendre son territoire et en échange, elle offrira à ces aristocraties la stabilité politique, ainsi que l'accès à une échelle supérieure. A' cette époque, la République romaine domine une grande partie de l'Italie et l'économie devient florissante; un seul et unique maître du pouvoir: le Sénat. 


Il y avait deux types de citoyenneté dans la Rome antique: les citoyens jouissant des pleins droits et de tous les devoirs avec le droit de voter et d'être élu, de posséder des propriétés, de recevoir une solde dans l'armée ainsi que de la servir et de payer des impôts. Les autres citoyens auront les mêmes droits, sauf celui de voter et d'être élu magistrat. Dans les institutions politiques, le Sénat s'imposera petit à petit et assoira son autorité sur les magistrats à la fin du quatrième siècle av.J.-C. Le Sénat romain est particulièrement tourné vers la politique étrangère. Il gèrera également l'administration civile au sein de la ville. Il promulguera les lois, mais elle seront faites par les assemblées législatives, incarnation du peuple. Durant toute la République, les citoyens sont répartis en centuries à des fins militaires, et en tribus à des fins civiles. Les deux groupes se rassemblaient pour des buts législatifs, électoraux et judiciaires. Les comices centuriates élisaient les consuls, les préteurs et les censeurs. Ils avaient le pouvoir de déclarer une guerre offensive et valider le cens (redevance). Les comices tributes élisaient les questeurs, les édiles curules ( patriciens élus) et les tribuns militaires. Elles avaient également le pouvoir d'instruire des cas judiciaires. Ce ne sera qu'à partir de 264 av.J.-C., que commencera le grand affrontement contre Carthage, marquant un tournant dans l'histoire de Rome. Carthage sera définitivement vaincue par Rome qui prendra le contrôle des mers: " mare nostrum". Après cela, Rome étendra son pouvoir vers le Nord de l'Italie et la Gaule Cisalpine. La République romaine connaîtra  un redoutable adversaire, Hannibal, mais celui-ci sera vaincu par Rome. Les trois guerres puniques engagées par Rome contre Carthage et Hannibal, la rendront victorieuse. Rome continue ses conquêtes sur l'orient méditerranéen. La République romaine se retrouvera patronne de toute une partie du bassin méditerranéen. ces territoires sont florissants et la prise de la Grèce et d'une partie de l'Asie augmente l'afflux des richesses dans toute la République. 
La Rome antique couvrira la majeure partie de l'Europe, du Proche-Orient et de l'Afrique du Nord, jusqu'au cinquième siècle. Son histoire est profondément lié à son organisation militaire. Cette dernière, avait une triple fonction: la sécurité de ses frontières, l'exploitation des zones périphériques par le moyen de mesures telles que le tribut payé par les peuples conquis et pour terminer, le maintien de l'ordre interne. 



Au troisième siècle ( 193-394 ap.J.-C.), les légionnaires romains soutenaient leurs chefs militaires plutôt que l'empereur. Plusieurs commandants militaires se proclamaient empereurs et régnaient sur des portions de l'Empire pour peu de temps et trouvaient très souvent une mort violente. C'est cette série d'usurpations qui conduisit au démembrement de l'empire pendant la crise du troisième siècle. La chute de l'empire d'occident ( 402-476 ap.J.-C.), qui se terminera par l'effondrement de l'Empire latin d'Orient en 1453 ap.J.-C. L'écroulement de l'Empire romain sera dû à l'envahissement de plusieurs peuples "barbares", qui se clôturait par la révolte de troupes fédérées: Goths, Huns, Francs et autres peuples combattants au nom de Rome. L'identité du peuple romain s'évanouissait au profit des peuples germaniques et au cinquième siècle, le peuple romain est privé de son génie militaire.



Le destin de Rome sera définitivement scellé lorsque la ville fut mise à sac, pour une seconde fois au cours du cinquième siècle en 455 ap.J.-C. Vers 550 ap.J.-C., Rome devient négligeable et elle est quasiment laissée à l'abandon. Au deuxième siècle, Rome développait son expansion territoriale, il y eut une croissance économique due d'une part, à la maîtrise d'un certain nombre de techniques, et d'autre part, à l'apport des butins de guerre, aux recettes d'imposition et à la main d'oeuvre gratuite que constituaient les esclaves. Cette économie ne comportait pas comme aujourd'hui le libre échange ou libéralisme, car elle ne relevait pas de décision de l'État, mais d'activités économiques individuelles. Après l'agriculture, l'activité la plus importante était l'extraction minière pour construire les monuments. Ces mines pouvaient être publiques ou privées et le travail y étant particulièrement pénible, il sera effectué par des esclaves ou des condamnés. Les principaux lieux d'exploitation seront les Balkans, l'Asie Mineure, la Gaule et l'Espagne. L'extraction du sel fut très importante pour la conservation des aliments et le commerce de cette denrée se faisait par bateaux. Donc, l'économie romaine sera fondée sur l'agriculture, l'élevage, l'artisanat, l'extraction des mines dont le sel avec ses échanges entre villes et provinces. Tous les neuf jours était tenu un marché par les paysans qui se rendaient en ville. 



La religion sous la Rome antique, était un ensemble de pratiques et croyances, le plus souvent importées par des populations faisant partie de l'Empire romain. Les romains se considéraient profondément religieux et ils attribuaient le succès de l'Empire à leur piété, en conservant de bonnes relations avec les dieux. La croyance des romains dans les dieux est pragmatique, chaque dieu a une fonction particulière: Jupiter, le dieu des dieux, Mars, dieu de la guerre, Neptune, dieu des eaux vives et des sources, Pluton, le dieu des enfers etc.... La religion romaine se distingue par l'absence de mythes religieux, elle adoptera par la suite, les mythes grecs. Le mythe fondateur de Rome est Romulus et Remus dont le second roi de Rome instituera les pratiques religieuses officielles. après la mort de Romulus, il transférera le pouvoir religieux vers des collèges sacerdotaux. Il fonda le Temple de Janus et créa l'ordre des saliens. Les espaces sacrés: les temples terrestres et les temples dans un espace terrestres dédié aux dieux pour le rite des augures. 

Ensuite il y aura les sacrifices, et on en comptera deux grands types: les sacrifices sanglants concernant les animaux domestiques, et les sacrifices non-sanglants avec des offrandes de miel, de fromage, de pain ou de galettes. Ce rite est pratiqué par un prêtre du Temple et les sacrifices s'effectuaient sur un autel ou au sol. Dans certains cas, les prêtres feront appel aux sibyllins (oracles des poèmes grecs), ou aux Oracles de Delphes. Les cultes alexandrins arrivèrent à Rome par des commerçants égyptiens. Ce sera l'empereur Caligula qui commencera à pratiquer ces cultes, car il se prenait pour un descendant des pharaons. Sur le Champ de Mars à Rome, on vénérait la Déesse égyptienne Isis, avec son époux Sarapis et leur enfant Horus. Isis était considérée comme la Déesse-Mère. 





Mais le dieu qui eut le plus se succès à Rome fut Mithra, un dieu indo-iranien. Son culte était uniquement réservé aux hommes.







Alain Nègre (Aussillon, Tarn) 

mercredi 25 avril 2018

De l'Ancien Monde au Nouveau Monde
    Première partie: la Grèce Antique. 


La Grèce antique s'organise autour d'une politique. Cette dernière est composée de deux termes: "polis" et " éthikos". La " polis" signfie la cité et "éthikos" l'éthique qui comprend un ensemble de principes moraux et de règles, régissant le comportement et les relations de l'être humain. En philosophie, c'est l'étude de la moralité des actes humains en les qualifiant de bons ou de mauvais. Ces actions humaines sont en relation avec les fins qui déterminent leur rectitude. L'éthique essaie, en général, de produire un comportement idéal de l'homme. Ceci est organisé autour d'un système de normes, qui étudie les principes de la morale ou la déontologie de la politique, traitant des devoirs imposés à l'homme selon les différents aspects et domaines dans lesquels sa vie se développe. 


Notre civilisation étant gréco-latine, je partirai de la politique dans la Grèce antique et son importance pour cette civilisation. La démocratie prépare les conditions requises pour engendrer la politique, qui elle, peut à son tour la conditionner. Les Grecs en ce temps là, occupaient une position particulière dans le monde. Étaient-ils plus "doués" que d'autres cultures? Peut-être, car ils fabriquèrent une manière unique de s'exposer au monde: nouvelles formes de poésie, de "Disputationes" (querelles, accrochages), théologique, philosophique et scientifique. Ainsi, le concept " du politique" a une extension plus large que celui de la démocratie qui en serait sa forme ultime et achevée. La Grèce antique donnait au cours du premier millénaire avant Jésus-Christ, une alternative entre des pouvoirs despotiques et des barbares désorganisés. Dans le premier cas, seuls les détenteurs du pouvoir ont pour obligation de prendre les décisions concernant la communauté, et dans le second cas, ce sont tous les mêmes membres de cette même communauté qui y prennent une part décisive dans l'ordonnancement de l'ordre social avec ses droits et ses devoirs. L'action politique dans le second cas, avait une acceptation positive d'action pour l'intérêt général, elle s'opposait à l'action égoïste servant les intérêts d'un despote et sa cour. 
Diverses figures antiques définirent cette politique:
Socrate (470-399 av.J.-C), a un sentiment de justice supérieure et divine qui est présente dans sa politique. Sa vie sera celle d'un grand citoyen, qui n'obéit qu'aux lois et place la justice au-dessus de toutes choses. Ses opinions se caractérisaient par une neutralité de parti, il analysait par un esprit indépendant et supérieur les affaires de l'État. Il se révoltera contre la nomination des magistrats par le sort en disant: " quelle folie,  qu'une fève décide du choix des chefs de la république, lorsqu'on ne tire au sort ni un architecte, ni un joueur de flûte." Socrate n'aspira jamais à gouverner l'État, et toute son ambition était de préparer les hommes au commandement. Il formait des hommes sages, modestes, tempérants et justes, pour devenir des citoyens. Dans ce sens, il fut un réformateur politique. Le vrai politique, à ses yeux, est celui qui sait commander.  Mais " l'art de commander, c'est l'art de connaître et de choisir les hommes, de s'en faire obéir et respecter." Le politique pour Socrate doit être un pragmatique, qui connaît bien l'économie, son armée, et les besoins de la population dans les moindres détails. Il humiliait les prétentions d'une jeunesse distinguée, qui apprenait dans les écoles, mais qui ignorait l'utile, le juste et le vrai. La politique de Socrate fut surtout pratique, il traitera les devoirs de la vie publique comme des devoirs de la vie domestique. Il relèvera la conscience du joug de l'État, qui se révèlera comme un long procès à l'injustice. 
Platon abordera la philosophie politique dans trois livres: La République, Le Politique, et les Lois.


Dans la République, Platon nous présente un dialogue, portant sur la justice dans l'individu et dans la Cité. Dans cet ouvrage, il critiquera la démocratie, à cause de l'attrait qu'exerce le prestige du pouvoir. La République de Platon sera le premier livre de philosophie politique grecque. Il y développera le thème de la justice, ayant comme fin l'organisation de la Cité. Une Cité parfaite, quelque peu imaginaire, mais la présence de la raison la rend réaliste, voire réalisable. Ce qui est intéressant, c'est que nous trouverons dans cette oeuvre la conception de Dieu par Platon: c'est un Être simple, ce n'est pas un magicien dépeint par les religions, Il n'est pas la cause de tout, puisqu'Il est bon. Ainsi, le mal ne fait pas partie de ses attributs, car Dieu ne trompe pas et ne ment pas, Il est immuable et ne peut être limité à des images anthropomorphiques qu'en donnent les religions. Platon est un génie éclairé dans sa représentation de Dieu, lorsqu'il juge ridicule de s'imager qu'il apparaît dans la réalité ou en songe et qu'il faut repousser les fables qui font peur aux enfants sur la damnation éternelle et l'enfer. la réincarnation est bien présente dans l'esprit de Platon, et citée dans ce blog à l'article: " la Compassion à la Lumière de la Réincarnation." 
La philosophie politique dans la République de Platon est à la tête de la Cité et est un modèle pour la formation du philosophe-président. La République de Platon nous invite à une conversion de l'intelligence. En premier, nous défier de nos opinions instables de chacun jusqu'à dire comme Socrate:" ce que je sais, c'est que je ne sais rien." Cette maxime, nous engage à penser, à nous remettre en question avec soi-même ou avec autrui, en ayant pour but d'atteindre la Vérité. De fait, c'est la Vérité qui nous interpelle et nous sollicite; car notre recherche du Vrai, du Bien, du Beau, signifie qu'il existe une Vérité, un Bien, une Beauté, une Justice, dont nos successives réincarnations sont une recherche vers cette Réalité. Les Réalités matérielles et corporelles qui nous semblent bien plus " réelles" que les " chimères" du Vrai, du Bien, du Beau, du Juste du Divin etc..., ce sont elles, qui en réalités sont des chimères et des illusions. Là, est la conversion de l'intelligence à laquelle nous invite Platon. La pensée de Platon se situe aux antipodes du matérialisme et du positivisme moderne. L'erreur de nos philosophies modernes, serait de nous conforter dans des certitudes rassurantes, reposant sur des données objectives de l'expérience, ou sur des acquis concrets et tangibles de la science, en nous menant à un dogmatisme intolérant, où toute réflexion est mise à l'écart.


Dans Le Politique, Platon réfléchit sur les compétences techniques que doivent  posséder un homme ou une femme en politique, afin de produire l'unité dans une Cité. Il fonde l'État sur la justice, qui sans elle ne peut durer. La justice selon Platon est dans l'homme intérieur, le désir est soumis au courage et les deux à la raison. La Cité se composera de trois classes: les magistrats philosophes représentant la raison, les guerriers représentant le courage en étant chargés de protéger l'État contre les ennemis et de réduire les citoyens à l'obéissance, enfin les laboureurs, les artisans et les marchants qui représentent les besoins et les désirs du corps humain. Platon ne se faisait pas d'illusion sur la difficulté d'appliquer son système et de le faire assimiler au peuple de la Cité. Pour cela, il pensait que la doctrine des idées contenue dans Le Politique, était inaccessible à la foule et par conséquent sa constitution devait lui être imposée, bon gré mal gré, par un roi philosophe, mais il en déchantera rapidement. La politique aura toujours été pour Platon une de ses préoccupations dominantes. Dans sa vieillesse, il reprendra la plume pour tracer une autre constitution qu'il exposera dans les Lois. 



Les Lois:  
Dans le premier livre, le législateur s'occupera d'abord des mariages qui unissent les citoyens entre eux, puis suivra l'éducation des enfants et son développement vers l'âge adulte. La famille prendra soin des éléments qui la constitue dans les diverses étapes de la vie de chacun, et toute la personne sera prise en considération dans les caractéristiques propres de l'âme et du corps, qui seront sous les flashs de la justice, mue par le Vrai, le Bien et le Beau. Lorsque tout cela aura été examiné par la trilogie du Vrai du Bien et du Beau, le corps des magistrats maintiendra les lois qu'ils assujettiront à la raison ou à l'opinion vraie. 
Dans le second livre, Platon démontre que les banquets servent à l'éducation chez les enfants. Ils sont organisés selon les coutumes de jadis, les fêtes étaient présidées par Apollon, les Muses et Dionysos. Il en resortait deux actions: la musique et la gymnastique. Dans les chants institués à l'occasion des fêtes, les citoyens développaient le sens de l'ordre et de l'harmonie, caractéristique propre à l'homme, les portant par une musique vraiment belle à pallier aux lacunes de leur éducation morale. Le sens de la justice rend l'homme heureux, le contraire le rend malheureux. Ainsi, le banquet sera animé par trois choeurs. Le premier celui des Muses,  composé d'enfants qui chanteront l'expression de la beauté, de la santé de la force et de la richesse. Le second sera le choeur d'Appollon, composé de jeunes gens qui ne dépassent pas la trentaine. Enfin, le troisième sera composé de personnes de trente à soixante ans  et consacré à Dionysos. 
Le livre trois étudie quel sera la meilleure forme de gouvernement, en privilégiant la recherche pour la rendre stable dans les diverses catastrophes, qui détruisit à plusieurs reprises le genre humain. A' partir de là, tout gouvernement qui veut durer doit être tempéré. 
Dans le livre quatre, Platon définit les conditions de la construction d'une ville, afin qu'elle ne tombe pas dans la corruption, mais qu'elle fournisse le juste équilibre économique pour le citoyen. Il prendra acte, qu'une population cosmopolite est constituée de cultures et de cultes différents. Donc, le meilleur gouvernement sera celui où le peuple est le plus heureux et il sera confié qu'à ceux qui sont dociles à la loi. Platon donnera un concept d'un Dieu multiformes, où la vérité dépasse la réalité des croyances. Il est conscient que Dieu est le commencement, le milieu et la fin de toutes choses. Platon demandera aux citoyens de lui rendre un culte, comme l'on fait avec les démons, les héros ainsi qu'à nos parents vivants ou morts. Les lois ne seront acceptées que lorsqu'elles pourront en fournir la bienfaisance, et ainsi, approuvées dans le coeur des citoyens. 
Le livre cinq nous expose une série de préceptes concernant la conduite de l'homme. Tout ce qui peut entraver la bonne réception des lois de l'État, il faut s'en débarasser. Platon divise la population en nombre et en classe. Chaque classe de citoyens aura une divinité, un démon ou un héros, pour lesquels ils offriront des sacrifices, ce qui contribuera à une meilleure connaissance les uns des autres. Le gouvernement selon Platon, sera communiste, avec  une référence bien interprétée du Capital de Karl Marx quelques siècles plus tard. Chaque père de famille de la Cité aura son lot, et il devra se persuader que ce lot n'appartient pas moins à la patrie qu'à lui. Le nom de ce citoyen sera gravé sur une table de cyprès, et il sera exposé dans les temples. A' cette loi, suivra celle de l'interdiction de posséder chez soi de l'or ou de l'argent. 
Une monnaie sera en usage dans le pays, et sans valeur pour les étrangers; La monnaie commune de la Grèce, ne servira exclusivement que pour les rapports de l'État ou des particuliers avec l'étranger. Il sera interdit de courrir après la richesse, car on ne peut être très riche et vertueux.


Dans le livre six, on y trouvera la nommination des magistrats, avec l'emplacement de la Cité, son nombre d'habitants et la propriété de chacun. Il y aura des élections, dont le système tiendra le milieu entre le monarchique et le démocratique. Un sénat sera créé avec trois cent soixante membres, dont les classes présentes dans la Cité fourniront le quart. La magistrature sera renouvelée tous les ans. Pour les temples, des gardiens seront institués ainsi que des prêtres et des prêtresses. La fonction de prêtre ne durera qu'une année, celle de l'interprète à vie. Il y aura des économes pour chaque temple. Ils mettront en place toute une structure pour garder la Cité avec des règles imparties à cet effet: marché, rues, édifices. Une épreuve particulière sera soumise à tous les élus et ensuite ils entreront en charge. Chaque magistrat aura sa fonction de président, les uns à la musique, les autres à la gymnastique et aux écoles, au-dessus d'eux sera nommé un intendant général de l'éducation. La judicature de l'État comprendra trois sortes de tribunaux: tribunal d'arbitrage, tribunal d'appel et tribunal des juges pour les crimes d'État. Diverses lois seront destinées au mariage pour régler l'âge de l'époux et de l'épouse, du comportement du mari au sein du couple et les punitions qu'il encourt si son comportement est décousu. 
Le livre sept est le plus long des douze livres. Platon y traite de l'éducation des enfants, car c'est par elle que l'enfant devient un adulte possédant des vertus exemplaires. Les femmes enceintes auront une pratique sportive physique, la marche par exemple, car le mouvement et l'agitation sont utiles à tous les corps. Les enfants seront surveillés par leurs nourrices et ces dernières également sous surveillance. A' l'âge de six ans, les filles et les garçons seront séparés et s'adonneront à leurs exercices propre à leur âge et à leur sexe. Les exercices seront de deux sortes: gymnastique et musique. L'Égypte antique sera un modèle de choix pour la musique et rien ne doit être changé. La loi prescrira aux femmes les mêmes exercices qu'aux hommes, car elles peuvent être utiles dans l'aide apportée aux hommes en guerre. Un ensemble de préparations seront inculquées aux adolescent à l'âge adulte: les lettres, les poèmes, la géométrie et l'astronomie. 


Dans le livre huit, les lois concernent le rite à donner aux dieux et la première loi sera celle du culte avec ses trois cent soixante-cinq sacrifices dans l'année. Ensuite, nous trouverons le calendrier liturgique avec ses douze fêtes en l'honneur des dieux, dont l'hadès sera le plus vénéré en tant que favorable au genre humain, puisque c'est lui qui sépare l'âme du corps, avantage précieux pour l'homme. Les exercices sportifs prépareront à la guerre, comme la course à pied ou à cheval. La pédérastrie ne serait pas totalement admise en Grèce, mais comme l'immense majorité des Grecs ne voit rien de déshonorant dans le commerce entre mâles, Platon ne croit pas qu'il faille le réprimer entièrement. D'autres lois régiront les repas en commun, ainsi que les bonnes conduites et relations entre citoyens. Une série de recommandations regardant les eaux publiques à ne pas corrompre ainsi que pour le transport des denrées feront l'objet d'une règlementation. Les imports exports n'auront point d'impôt, mais se borneront aux objets nécessaires pour la guerre et les denrées pour les citoyens. Les denrées seront divisées en trois part: la première pour les personnes libres, la seconde pour les esclaves et la troisième pour les artisans et les étrangers. Chaque citoyen habitera en un endroit déterminé, le plus souvent autour de la place publique, où sont les temples consacrés aux dieux et aux génies. La garde du territoire résidera autour des temples. La vente et l'achat des denrées se fera en des jours fixes, comme aujourd'hui nos marchés et nos foires. 


Le livre neuf est consacré aux lois concernant l'action du citoyen et sa civilité. Trois classifications de crimes: les sacrilèges, les crimes d'État et la trahison. Les magistrats et un tribunal jugeront ces fautes. Un citoyen coupable de vol,  devra restituer et s'il ne le peut, il demeurera dans les fers jusqu'à ce qu'il ait satisfait à sa peine. Platon distinguera les fautes volontaires ou involontaires en prenant comme exemple Socrate: " on ne fait jamais le mal volontairement, mais par ignorance." Mais une telle pratique est la porte ouverte à tout exès. Platon cherchera à justifier les différences du châtiment que le sens commun inflige aux coupables. Ces différences viennent, selon Platon, des mobiles qui poussent l'âme humaine hors des voies de la justice. Il y aurait trois mobiles: le premier est la colère avec la crainte, le deuxième le plaisir et le troisième l'ignorance. Le châtiment sera proportionné à la gravité de ces diverses injustices. Platon cherchera à donner une rationalité aux délits de crimes de sacrilèges et de trahison. Pour cela, la punition sera atténuée si l'acte est commis dans un accès de folie, ou par l'effet de quelque maladie ou de quelque débilité de l'esprit. Des lois établiront les condamnations pour les meurtres qui seront classifiés en: meurtre prémédité qui ressemble à une action volontaire et le meurtre non prémédité par une action involontaire; le suicide sera également analysé.
Le livre dix est entièrement consacré à la répression de l'impiété. Platon débute par une introduction qui prend la forme d'une théodicée. 
Les impies disent que le feu, l'eau, la terre et l'air sont des productions de la nature et du hasard, que l'ont n'y a aucune part, et que les dieux sont des créations des hommes. Platon précise qu'un tel raisonnement serait à dire que la nature précède l'âme, principe incompatible avec le mouvement. Or il y a deux espèces de mouvements: celui dont la substance le communique à d'autres et celui dont la substance se meut par lui-même. Platon nous relate par diverses hypothèses concernant le mouvement, que l'âme en est le principe premier et qu'en elle réside la divinité. Ainsi, les corps célestes en mouvement démontrent que l'univers est plein de dieux, lesquels agissent dans les âmes incarnées. Les dieux gouvernent le monde avec sagesse et il ne tient qu'à notre libre arbitre de ne pas nous égarer du chemin de la justice. Une autre impiété qui me paraît capitale dans le monde des hommes, puisqu'elle est présente dans les religions rendant l'homme esclave de lui-même. Les religions font croire qu'on peut fléchir les dieux par des prières et des présents, c'est une insulte aux dieux de croire qu'ils se laissent corrompre par les hommes. Platon dénonce ces impiétés et les lois correspondantes à ces impiétés. il y avait trois sortes de prison: une pour s'assurer les coupables, une autre appelée sophronistère, lieu de réclusion et de correction et enfin une prison de supplice. Les peines seront proportionnées à la faute. Une contre ceux qui ne croient pas à l'existence des dieux, une autre à ceux qui nient que les dieux ne s'occupent pas des affaires humaines et une dernière pour ceux qui évoquent les morts en les faisant fléchir par des enchantements. Les punitions encourues par les impies citées par Platon relèvent d'une intolérance à son dernier degré. L'inquisition aurait été un très bon gouvernement pour Platon. 



Le livre onze contient les lois relatives aux rapports des citoyens entre eux. La loi générale défendra de toucher à ce qui appartient à autrui. Si l'esclave enfreint à cette loi, il sera fouetté et si c'est un homme libre il paiera au maître de l'objet le décuple de ce qu'il vaut. Une autre loi concernant un bien inscrit chez le magistrat, qui après délibération, il reviendra au contestant au nom duquel il est marqué. Une loi se rapportant à la reprise d'un esclave évadé.
Toutes les ventes se feront au comptant et sur la place publique; la loi ne reconnaît pas le crédit. Les prix des denrées auront un prix unique, sans pouvoir les élever ou les abaisser le jour du marché. La profession de marchand ou d'hôtelier sera donnée aux métèques ou aux étrangers, car ces gens-là font des profits sans mesure. Le droit à l'héritage est destiné aux mâles et si la famille n'a pas de mâles alors elle choisira un gendre. Si les enfants sont mineurs, ce sera un tuteur qui prendra soin de l'héritage, au cas ou le tuteur meurt, la tutelle ira aux plus proches parents etc... Les orphelins seront confiés aux gardiens des lois avec une règlementation stricte concernant la garde de l'enfant. Les démêlés des enfants avec les parents, ou entre conjoints feront l'objet d'un encadrement par la loi. Une loi établira le rapport des enfants avec les parents. Il sera également interdit d'user de maléfices, soit sous  forme de drogues ou enchantements et légatures. Tout homme qui aurait usé de médicaments pour nuire à son prochain, sera puni de mort, s'il est médecin, il subira la même peine. Le vol ou la rapine sera passible de châtiment. Si quelqu'un refuse de témoigner en justice, il sera responsable du tort qui s'en suivra. La profession d'avocat sera déconsidérée, étant donné que les avocats cèdent trop souvent à l'esprit de chicane ou d'avarice. 
Après les lois sur les délits particuliers, Platon passera aux délits publics dans le livre douze. Une personne usurpant le titre d'ambassadeur ou un mandaté par l'État ne remplit pas sa fonction, les juges estimeront la peine qu'il doit subir. Ensuite, il est question de détournement de fonds publics, si c'est un esclave ou un étranger il sera puni dans sa personne ou dans ses biens, si c'est un citoyen, il sera condamné à mort.
Le métier du service de la guerre exige une soumission aux ordres de chef, des sanctions seront attribuées à la personne ayant commis une absence par lâcheté ou une personne ayant jeté volontairement ses armes. Une législation particulière sera instaurée pour la création des censeurs, chargés de rendre compte de leur gestion à tous les magistrats. 


L'administration de la justice se composera de trois sortes de tribunaux. Le premier se fera par des arbitres choisis d'un commun accord par les partis; le second, un tribunal d'appel composé de juges de chaque bourgade et de chaque tribu; le troisième, des juges d'élite, auxquels on en appellera en dernier recours. Pour terminer, il sera instauré un conseil chargé de la pérennité des lois avec toute une procédure législative qui va avec. Ce conseil composé de sages remplacera les philosophes auxquels Platon avait confié dans la République le gouvernement de l'État.
Que ce soit la République, Le Politique ou les Lois, Platon était le protagoniste de notre législation actuelle, avec les formes évolutives au cours des siècles. 

Alain Nègre (Aussillon, Tarn)