mercredi 20 mars 2019

Y a-t-il une vie après la mort ?

La mort est un changement de notre état de conscience. Ignorant le passage à un autre, des milliards de personnes croient en Dieu que les religions leur ont fabriquées. Un sociologue du dix-neuvième siècle, Émile Durkheim, disait: " à mesure que les sciences progresseront, elles parviendront à déloger la foi et la religion finira par disparaître." 
La science demeurera impuissante devant la croyance d'un être humain en des entités supérieures indépendamment des religions. Après s'être trouvées dans un état de mort clinique, plusieurs personnes rapportent des témoignages incroyables. Une lumière blanche au bout d'un tunnel, des êtres lumineux, une vie qui défile, un bien-être intense, la sensation de sortir de son propre corps etc... Comment la science interprète la mort ? Le Médecin en gériatrie, Mr Éric Kiledjian, répond :" l'idée de la mort est insuportable à la plupart des gens. Car en nous tous est inscrite l'idée de l'éternité et l'illusion de l'invulnérabilité. Nous voulons vivre et vivre avec ceux que nous aimons. Nous ne supportons pas l'idée qu'il y ait la mort; la cessation définitive de la vie, comme nous le dit le dictionnaire. La mort d'un être vivant est l'arrêt irréversible des fonctions vitales. Cette définition biologique montre à quel point la science est dans l'impasse quand il s'agit d'expliquer la vie et la mort. Nous ne pouvons que décrire "extérieurement" les manifestations de deux phénomènes qui en réalité nous échappent dans leur essence. Leurs causes profondes nous sont inconnues. La définition de la mort évolue constamment. 

Après l'arrêt de la respiration, puis la cessation des battements du coeur, est apparu le critère de mort cérébrale. De sorte que l'on distingue aujourd'hui plusieurs types de mort: clinique, cérébrale, biologique ... Dans le cas de la mort cérébrale, il y a arrêt des activités électriques du cerveau ( mesuré par électroencéphalogramme), mais le corps peut continuer à vivre ( par maintien artificiel des battements du coeur). Cela montre bien que la mort est plus que l'arrêt de l'activité biologique. Quand un être meurt, "quelque chose" disparaît: il "nest plus là". Mais qu'est-ce qui n'est plus là ? Lorsque nous mourrons, c'est aussi ce qui fait notre identité, c'est-à-dire notre personnalité, notre affectivité, notre "présence" qui disparaît. Qu'est-ce que la vie, en définitive ? La science est bien incapable en réalité de dire en quoi consiste la vie, quelle est la nature du souffle qui nous anime, d'où il vient et où il part lors de notre mort. On est conduit à se poser la question : la mort est-elle un terme ultime à notre vie sur terre ou n'est-elle qu'une étape dans une histoire de vie qui continue ? Croire en une autre vie après la mort est une exigence humaine qui fait la caractéristique de notre espèce. Si la mort stoppe et anéantit notre existence biologique, tout bêtement, on peut se dire que la vie est plutôt absurde et la mort dépourvue de sens. Ici finit la science et là commence la métaphysique. S'il y a un "après la mort", les connaissances scientifiques ne nous servent à rien parce qu'il ne s'agit pas de biologie mais de vie immatérielle. La vie après la mort (si elle existe, et je crois personnellement qu'elle existe), n'est pas d'essence matérielle, sinon nous pourrions voir les morts. 



"La mort est un processus progressif qui commence à notre naissance et se termine par le vieillissement, la souffrance et la perte de la vie." Mais où va-t-on après la mort ? Même si nous croyons pas en Dieu, nous craignons qu'il existe des Puissances Supérieures avec lesquelles nous devrions affronter leurs regards sur notre vie. Le philosophe Pascal a écrit:" les hommes n'ayant pu guérir la mort, la misère, l'ignorance, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de n'y point penser " (pensées 133). Même chez le croyant qui transcende cette peur en espérance, il a également peur de la mort car elle habite tous les êtres humains. La peur de la mort se manifeste de diverses manières: une menace d'accident, une rupture relationnelle, elle est incarnée dans nos comportements quotidiens. Il est vrai que toutes les cultures anciennes croient à un autre monde au-delà de la mort. Ceux qui fleurissent les tombes à la Toussaint croient qu'il existe une vie après la mort. Déjà l'ancien Testament biblique affirma cette vie après la mort:" Oui, Dieu a créé l'homme pour l'incorruptibilité, il en a fait une image de sa propre nature." (Sagesse2,23). 



Dans les cultures traditionnelles où l'on enterrait les défunts en leur laissant de quoi vivre, percevaient déjà que l'homme n'est pas fait pour la mort. Les Grecs de l'antiquité, pensaient que les défunts devaient monter dans une barque pour passer le fleuve qui délimitait le séjour des morts. Guidés par Charon, le passeur vers les "champs Élysées" symbole d'une autre vie. Les philosophes comme Platon, pensait à une "vie après la mort" il croyait aussi à une "vie avant la vie". Dans ce sens, la vie terrestre et corporelle était une déchéance, et la mort libérait l'âme du fardeau du corps. Ainsi, l'idée d'éternité est donc comme naturelle à l'homme. Pour le christianisme, la foi en une vie éternelle de bonheur. Soeur  Emmanuelle ( de religion catholique romaine), morte à 99 ans le 19 octobre 2008, affirmait dans son testament:" l'amour est plus fort que la mort.... la mort détruit ce qui est matériel, mais ce qui est don et générosité est éternel ".... Chez les musulmans il y a un "paradis" pour ceux qui auront cru en Allah et auront été bons: " annonce (Ô mohammed) à ceux qui croient et pratiquent de bonnes oeuvres qu'ils auront pour demeures des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux." (Coran 2,25). Nous trouvons également le choix de l'athéisme qui nie la vie après la mort. Les communistes ont accusé la religion d'être "l'opium du peuple" et de le rendre indifférent à son sort ici-bas sous prétexte d'espérance en une vie meilleure après la mort. Le "paradis" selon eux, pouvait se construire sur terre à travers une société sans classes sociales. Je vous invite à parcourir mon blog pour découvrir la réincarnation, qui selon les anciens et moi-même répond à toutes attentes de vie après la mort. Cette idée de réincarnation recouvre deux quêtes fondamentales de l'homme: le désir de purification du mal, et le désir d'éternité. Les traditions et croyances orientales comme l'hindouisme, le boudhisme, le zen ou le yoga, mettent plutôt l'accent sur la nécessité de se purifier du mal et de se détacher de ce qui est matériel, sensuel, affectif, etc .... 
Je vous expose ma pensée. Le Dieu Jéhovah qui se présente comme tel, n'est en fait qu'une créature du Dieu de la Vie. Cette créature n'est autre qu'un ambassadeur du Dieu de la Vie et il opère selon les diverses réalités qu'il doit actuer. Dans la Bible, la cration de l'homme se définit par ces paroles : " le Seigneur Dieu façonna l'homme de la poussière de la terre; il insuffla dans ses narines un souffle de vie, et l'homme devint un être vivant. (Genèse 2,7). L'exégèse de ce fragment comprend la présence de deux Forces Supérieures. La Première est le fameux ambassadeur, Jéhovah, Zeus qui dans la mythologie grecque est le roi des dieux. Il est le frère de l'Hadès et de Héra qui est également sa femme. C'est aussi le fils de Cronos et de Rhéa. Dans la mythologie romaine, Jupiter est le roi des dieux et des hommes. Il figure sur le Capitole (Rome) et comprend, Junon son épouse et Minerve sa fille. Jupiter se présentait sous divers aspect: Jupiter fulgurator (de la foudre), Jupiter latarius (dieu du Latium), etc ... Ainsi ces trois dieux de la matière, Jéhovah, Zeus, Jupiter, ne peuvent exister qu'en cueillant l'esprit de la matière; le Dieu de la Vie, hors de toute partie de la Création, car c'est lui qui donne la vie à la Création. Donc, il faut la matière et l'esprit de la matière, les deux composantes donnent le créé avec une force énergétique (vie). Un détachement quelconque de séparation, de division, de distinction de la matière provoque une chose non finie.



L'homme, dans sa complexité existentielle ressent ce dilemme dans sa nature profonde. Cette instabilité interne se manifesterait en deux éléments: le blanc et le noir, les deux en dualité constante. Il y a effectivement, une division entre matière et esprit de la matière. La matière incarnée en Jéhovah, Zeus ou Jupiter, conservent en eux leur identité de création (matière + esprit de la matière), et la dispatche en un mode accapareur. De là, une série de normes pour que la créature, entre autres, l'Homme lui soit soumis. Ces diverses manifestations, en tant que démiurge dans la création, se concrétisent en une série d'appellatifs : Allah, Shiva, etc ..... Vous pourrez constater que les trois religions monothéistes sont divisées et cruelles entre elles. Si vous prenez la religion musulmane, vous y découvrirez ce que le Coran explicite:" tu es notre maître, accorde-nous donc la victoire sur les peuples infidèles." (Coran-Sourate2-verset 286). Vous pouvez constater que les peuples infidèles sont les chrétiens et les juifs. L'esclavage dans le monde en Arabie-pré-islamique, était pratiqué pour les tâches domestiques. Ainsi, l'islam prend naissance dans un monde dont l'esclavage est une composante. De nombreuses sources (hadiths et sira) attestent de l'asservissement de prisonniers de guerre par Mahomet, notamment les femmes et les enfants des Banu Qurayza. En Afrique noire et dans le sud de l'Europe, les habitants sont capturés puis livrés au trafic d'esclaves. 


Il y a toutefois une distinction entre les "croyants" musulmans et les "infidèles" qui peuvent devenir esclaves et le rester même après leur conversion. La traite arabe a été la plus longue et la plus régulière des trois traites, d'après l'historien Olivier Pétré-Grenouilleau, 17 millions de personnes. Certains pays n'ont adopté une législation interdisant l'esclavage qu'au vingtième siècle: le Maroc, l'Irak, l'Arabie Saoudite et la Mauritanie. " Le Coran considère comme conforme à l'ordre des choses établi par Dieu cette discrimination entre les humains." (aetb Brunschvig, R.In.Encyclopédie de l'islam). Il y aurait beaucoup à dire sur ce "Dieu" dont la législation va à l'encontre de toutes règles inscrites dans la conscience de l'homme et dont l'Amour fraternel est le moteur principal de la fraternité universelle. La religion catholique romaine est aussi une aberration pour les peuples. Pensons aux croisades à l'inquisition etc .... Il est assez intéressant de se pencher sur la "croisade des enfants" (en l'an 1212), afin d'oublier le scandale de la quatrième croisade, on laisse croire que seuls des enfants innocents pouvaient miraculeusement libérer le St Sépulcre. Des prédicateurs fanatiques surent convaincre les parents de plus de 30 000 enfants de les laisser partir désarmés, sans ravitaillement et complètement démunis. En Italie, à Gênes, de malhonnêtes commandants de navires les firent passer en Égypte et en Tunisie, où ils furent vendus comme esclaves (25 000 morts pour cette croisade des enfants). L'épopée des croisades a débuté en 1095 avec l'appel du pape Urbain II et s'est terminé en 1270. Ceci totaliserait environ 400 000 croisés tués sur un total de 2 700 000 morts. L'inquisition a été créée au début du treizième siècle en France pour empêcher la diffusion de dogmes différents, principalement celui des cathares et des vaudois. Cette inquisition médiévale a duré jusqu'au quatorzième siècle et aura fait trois millions de victimes. Là aussi, la religion catholique romaine n'accorde que peu d'importance au précepte de l'Amour: "Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres." (St Jean 13,34). Nous ne pouvons que constater qu'il y a au-dessus des réalités religieuses, des réalités métaphysiques qui dépassent l'entendement. 


En effet, les êtres reptiliens sont des humanoïdes mi-hommes mi-lézards, de grande taille (2,50 mètres de haut), possédant de fortes capacités télékinésiques et psychiques. Ils peuvent pratiquer la télépathie, lire dans nos esprits et même en prendre le contrôle. Je pense, comme le pensait le feu Mr Jimmy Guieu, ufologue, qu'une espèce d'humanoïdes reptilienne extraterrestre est présente sur Terre. Il semblerait que leur visite remonte à plusieurs millions d'années. Les reptiliens terrestres, sont la seule vraie espèce évoluée originaire de la Terre. A' leurs yeux, nous sommes que des squatteurs mobilisant la surface de leur planète mère.
Une longue guerre allait se déclarer entre deux espèces évoluées et technologiquement avancées: le bien avec les illojiims et le mal avec les reptiliens terrestres. Cette guerre prit fin il y a environ 5000 ans et les illojiims partirent de la planète en ayant pris soin lors de la création des humains, de limiter au maximum leurs capacités mentales, afin qu'ils restent facilement dominables pour ne pas engendrer de nouveaux conflits. Les entraves cérébrales laissées par les illojiims nous laissent que 2 à 5% de contrôle sur le cerveau, juste pour pouvoir se développer en tant qu'espèce à part entière, sans pouvoir atteindre la pleine mesure des capacités mentales de compréhension d'une espèce évoluée avancée.
Les reptiliens humanoïdes terrestres seront considérés par les humains comme des dieux, par leurs capacités mentales, leurs connaissances, leurs technologies et leurs apparences reptiliennes. Tandis que la civilisation des hommes se mondialisait à la surface de la terre, les reptiliens mirent en place un phénoménal complexe de galeries, tunnels et infrastructures souterraines, protégés par une technologie dont les hommes ne pouvaient même pas avoir conscience. 
Les récits religieux de toutes les obédiences: chrétienne, maya, égyptienne, sumérienne et musulmane, témoignent de la présence d'êtres reptiliens proches des origines de l'humanité. La Bible et donc la religion juive, stipule que le fruit de la connaissance fut transmis à Ève par un serpent,  pourvu de la capacité de parler. 



Il me paraît important de parler de l'expédition de l'amiral Richard Evelyn Byrd :" je dois tenir ce journal en cachette et dans le secret le plus absolu. Il concerne mon vol antarctique du 19 février 1947. Un temps viendra où la rationalité des hommes devra se dissoudre dans le néant, et où l'inéluctable de la vérité devra alors être acceptée. Je n'ai pas la liberté de diffuser la documentation qui suit. Peut-être, ne verra-t-elle jamais la lumière; cependant, je dois faire mon devoir, la rapporter ici, avec l'espérance qu'un jour tous puissent le lire, dans un monde où l'égoïsme et l'avidité de certains hommes ne pourront plus mettre la Lumière sous le boisseau." " Sur les étendues de glace et de neige en dessous de nous, on remarque des colorations jaunâtres aux dessins linéaires. La vitesse de croisière est ralentie en vue d'un meilleur examen de ces configuration colorées. On relève aussi des colorations violacées et rosées. Aussi bien la boussole magnétique que le gyrocompas commencent à tourner, puis à osciller; il n'est pas possible de maintenir notre route à l'aide des instruments. Nous relevons la direction avec le compas solaire; tout semble encore être en ordre. Les contrôles semblent lents à répondre et à fonctionner, cependant, nous ne relevons pas d'indication de congélation. 29 minutes de vol se sont écoulées depuis le premier repérage de montagnes. Non, il ne s'agit pas d'une hallucination: une petite chaîne de montagne se dresse là, jamais auparavant nous ne l'avions remarquée. Autre les montagnes, une vallée semble être façonnée par un petit fleuve ou ruisseau qui coule vers la partie centrale. Aucune vallée verte ne devrait se trouver ici, en dessous de nous! Décidément, il y a quelque chose d'étrange et d'anormal ici ! Nous ne devrions survoler que neige et glace! Sur la gauche, les pentes des montagnes se parent de grandes forêts. Nos instruments de navigation oscillent comme fous !...... " Le 11 mars 1947, je viens d'avoir un entretien à l'État Major du Pentagone. J'ai entièrement rapporté ma découverte ainsi que le message du Maître. Tout fut soigneusement enregistré. Le Président fut mis au courant. Des heures durant (6 heures et 39 minutes très exactement), je fus soumis à la question. Les Top Security Forces, assistées d'une équipe médicale menèrent un interrogatoire  très poussé. Quel calvaire !!! Les Forces de la Sécurité Nationale des États-Unis d'Amérique me placèrent sous contrôle rigoureux. Il me fut rappelé qu'en tant que militaire, j'avais l'obligation d'obéir aux ordres!
Ils racontaient que des atlantes s'y sont installés il y a un peu plus de 12 000 ans avec leur technologie. De là, ils nous surveillent de très près, usant parfois de leurs véhicules spaciaux pour visiter la surface extérieure. Ainsi, nous avons deux catégories majeures d'humanoïdes évoluées:
1) La nôtre, de type humain ou ses semblables: Umites, Annunakis et les Illojiims.
2) Le type reptilien en évoquant les illuminatis. Cette confrérie occulte visant à conquérir le monde et à exterminer la quasi-totalité de la population mondiale après l'avoir réduite à l'esclavage et tenue éloignée de la vérité universelle.
Les religions ont été inventées par les reptiliens, afin de dominer l'Homme par la peur, en établissant des règles et des dogmes absurdes. Au cours des siècles des figures hors du commun ont tracé le chemin de l'Homme vers sa véritable identité, même en épousant les caractéristiques de la matière qui sont incontournables pour l'Homme: " qui veut faire l'ange fait la bête." (Pascal-pensées). Au-dessus de son immersion obligatoire par son incarnation dans la matière, l'Homme conserve, sans tache, son état de divinité pour lequel un envoyé du Père céleste nous dira :" n'est-il pas écrit dans votre Loi: J'ai dit: vous êtes des dieux ? "(St Jean10,34). Auparavant et dans la psaume biblique 82,6 Dieu s'adresse aux mauvais juges, pour leur rappeler qu'ils sont des êtres fragiles:" Moi, j'avais dit: vous êtes des dieux, des fils du Très-haut, vous tous. Mais non ! Comme tout homme vous mourrez !"


En effet, la divinité de l'homme doit se détacher de la matière terrestre pour reprendre sa véritable identité de fils du Très-Haut.


En conclusion, vous pouvez être sûr qu'il y a une vie après la mort et que les diverses réincarnations nous aident à comprendre les lois de la Création, la Sagesse de Dieu et ses attributs. 








Alain Nègre (Aussillon, Tarn)

jeudi 25 octobre 2018

Pourquoi les religions sont-elles sources de conflits



Une des religions dominantes en Occident est le catholicisme romain. Cette doctrine fut maintes fois retouchée au gré du temps et des époques. Un facteur dominant fut la chute de l'empire romain au cinquième siècle vers l'an 476 de notre ère, ce qui raffermit l'autorité papale de Rome. Déjà, le pape Damase ( 366-384) établissait un lien profond entre politique et religion. Ce phénomène mûrissait lentement mais sûrement vers un pouvoir papal incontesté auprès des princes et des rois. Au septième siècle, l'empereur Phokas (602-610) autorisa le pape à convertir le Panthéon romain en temple consacré à la Vierge Marie et à tous les martyrs. Ce fut la première fois qu'on franchhissait le pas transformant un temple païen en église chrétienne à Rome. Toutes ces actions politico-religieuses n'avaient qu'un seul but, donner au pape de Rome tous les pouvoirs juridico-sociaux. L'église catholique romaine détenait un savoir conséquent provenant de plusieurs parties du monde, notamment du Moyen-orient (Turquie, Égypte, Irak), du Proche-Orient (Palestine, Israël) et de Grèce. Tout ce ferment de culture importé, se développera au cours des siècle et deviendra l'idéologie dominante en Occident. 



Pour sceller cette idéologie, les papes construiront tout autour des dogmes infaillibles qu'ils inculqueront dans les diverses inculturations de la planète. Plusieurs conciles auront lieu durant les siècles pour formuler doctrinalement des dogmes. Ainsi, la mère de Jésus-Christ deviendra la théotokos (mère de Dieu), au concile d'Éphèse en l'an 431 de notre ère. Cette définition prenait déjà sa forme par le symbole de Nicée en 325 et par le concile de Constantinople en l'an 381 de notre ère: " Jésus-Christ, fils unique de dieu, vrai Dieu né du vrai Dieu, par l'Esprit Saint a pris chair de la Vierge Marie et s'est fait homme." Il faut préciser que les premiers conciles ont été convoqués par les empereurs et leur pensée prédominait sur la pensée des évêques présents. La politique de ce temps là, n'avait qu'un seul objectif, consolider l'empire qui vers l'an 350 de notre ère commençait à s'effriter. Ainsi, les empereurs se servaient de la puissance des croyances de cette période de l'histoire, pour affermir leur pouvoir. 


Par les différentes conquêtes des empereurs à travers le monde, ils amenèrent à Rome non seulement les butins de guerre, mais également les croyances existantes dans ces parties du monde. L'Égypte antique sera un moyen essentiel  pour donner un culte à la Vierge Mère: Isis. Plusieurs Temple dédiés à Isis  verront le jour dans tout l'Occident. Le mithraïsme ou culte de Mithra proviendra de Perse (actuel Iran). Ce culte à Mithra donnera toute une symbolique à la religion catholique romaine. En effet, le Dieu Mithra recevait des offrandes à travers le sacrifice des tauros. Le sang de ces derniers sera consommé par les fidèles ainsi que sa chair. 


Plus tard, l'église catholique romaine se calquera sur ce rite pour l'attibuer au sacrifice de Jésus-Christ. La hiérarchie catholique romaine définira dans le rite de la messe le sacrifice du Christ, où les fidèles communieront au corps et au sang du Christ. Ces pratiques figent toutes évolutions vers une plénitude de vie, à travers les réincarnations de l'Homme, crues dans les débuts du christianisme et mentionnées dans des articles précédents. Il est vrai que la plupart des catholiques romains détiennent une grande ignorance regardant leur propre religion. Le manque de connaissance provoque l'ignorance et l'ignorance provoque l'esclavage de l'Homme. Il m'aura fallu beaucoup de temps et de recherches pour m'introduire dans le monde de la vérite. Il est à considérer que depuis des siècles, l'église catholique romaine nous martèlera de ces doctrines, jusqu'à faire de nous de dociles crétins. 



Ces tentacules obscures seront présentes sur toute la planète au travers d'écoles libres, de lycées catholiques, de paroisses catholiques etc... Mon histoire au sein de l'église catholique romaine, témoigne de cet endoctrinement aveugle qui me portera jusqu'à l'échec d'une partie de ma vie. Il est vrai qu'à toute chose malheur est bon et j'ai pu pendant ma période de séminariste à Rome me construire intellectuellement. j'ai pu également faire la connaissance d'une dizaine de culture présentes à travers le monde, approfondir mes racines gréco-latines, en découvrant les merveilles de la Rome antique: le forum impérial, le colisée, le panthéon, les anciens temples romains, etc. Cette métanoïa qui traversa ma vie de jeune homme me conforta dans une pensée réflexive sur mes fausses croyances véhiculées par des hommes apparemment crédibles, altruistes et généreux. La réalité est tout autre, cette hiérachie catholique romaine ne fait que pomper, inhaler les énergies des croyants pour créer leurs propres égrégores afin de continuer à exister dans le temps, comme parasites dans la société des hommes. 







Alain Nègre (Aussillon, Tarn)

mardi 7 août 2018


Je retraduis avec exactitude le lien sur l'homosexualité permettant d'ouvrir nos yeux restés si longtemps fermés: 



Voici un article qui prouve de façon irréfutale et avec sources historiques à la clé, que des rites et mariages homosexuels (entre hommes ou entre femmes) ont eu lieu pendant plus de 1000 ans au sein de l'église catholique et de l'église orthodoxe, et étaient même bénis à une époque par les autorités du Vatican!

L'attitude actuelle de Rome, qui consiste à prétendre que l'homosexualité a toujours été condamnée et combattue au sein de l'église, est donc un mensonge et une hypocrisie absolue!

Selon la Bible, l'homosexualité reste un péché, certes. Mais faut-il stigmatiser, chasser, harceler les homosexuels (dont on sait que quoi que l'on fasse, cette tendance restera) et faut-il continuer les déclarations inhumaines et ignobles à leur encontre (comme l'archevêque belge Léonard l'a encore fait récemment), voire les torturer en espérant leur faire changer d'orientation sexuelle ( comme cela s'est fait pendant un moment)? Ou est-il préférable de les accueillir avec dignité, avec amour et sans scandale dans la communauté, comme cela s'est fait pendant plus de mille ans? Qu'aurait fait Jésus? Aurait-il lancé la première pierre? 

Voilà une question à laquelle tous les chrétiens hétérosexuels ( et dont je fais partie), se devraient de réfléchir. 

Source:http://www.christianity-revealed.com/cr/files/whensamesexmarriagewasachristianrite.html


Lorsque le mariage entre personnes de même sexe était un rite chrétien. Par Thos Payne

Un musée d'art de Kiev contient une curieuse icône provenant du monastère Sainte-Catherine, situé sur le mont Sinaï, en Israël. Il montre deux saints chrétiens portant des robes. Entre eux se trouve le "pronubus" traditionnel romain (le témoin), qui supervise le mariage. Ce pronubus est le Christ. Le couple marié est composé de deux hommes.

L'icône suggère-t-elle qu'un "mariage" gay est sanctifié par le Christ lui-même? L'idée semble choquante. Mais la réponse complète provient d'autres sources du début de l'ère chrétienne concernant les deux hommes qui sont représentés dans l'icône, saint Serge et saint Bacchus, deux soldats romains qui furent des martyrs chrétiens. Ces deux officiers de l'armée romaine encourent la colère de l'empereur Maximien lorsqu'ils furent dévoilés comme étant des "chrétiens cachés", ayant refusé d'entrer dans un temple païen. Les deux hommes furent envoyés en Syrie vers 303 apr.JC, où l'on pense que Bacchus mourut sous le fouet.

Serge survécut à la torture, mais fut décapité plus tard. La légende dit que Bacchus apparut à Serge, durant l'agonie de celui-ci, sous la forme d'un ange, en lui disant d'être courageux, car ils seraient bientôt réunis au ciel. 


Bien que l'appariement des saints, en particulier dans l'église chrétienne primitive, n'était pas rare, l'association de ces deux hommes fut considérée comme particulièrement intime. Sévère, le patriarche d'Antioche (512 à 518 apr.JC) expliqua que "nous ne devrions pas séparer dans le discours ceux qui [Serge et Bacchus] étaient unis de leur vivant". Ce n'est pas un cas simple "adelphopoiia". Dans le récit définitif de leur vie qui date du 10ème siècle, Saint-Serge est ouvertement célébré comme le "doux compagnon et amant" de Saint-Bacchus. Cette relation étroite entre Serge et Bacchus a conduit de nombreux savants modernes à croire qu'ils étaient amants. Mais la preuve la plus convaincante de ce point de vue est que le plus ancien texte de leur martyrologe, écrit dans le grec utilisé pour la rédaction du Nouveau Testament, les décrit comme des "erastai", ou "amoureux". En d'autres termes, ils étaient un couple homosexuel. Leur orientation et leur relation étaient non seulement reconnues, mais étaient pleinement acceptées et célébrées par l'Église chrétienne primitive, qui était beaucoup plus tolérante que ce qu'elle est aujourd'hui. 

Contrairement au mythe, le concept du mariage dans le christianisme n'a pas été fixé dans le roc depuis l'époque du Christ, mais a constamment évolué en tant que concept et rituel.

Le professeur John Boswell3, feu le Président du département d'histoire de l'Université de Yale, a découvert qu'en plus des cérémonies de mariage hétérosexuel, dans les documents liturgiques de l'église chrétienne, il y avait des cérémonies aussi appelées le "Bureau unions de même sexe" ( 10e et 11e siècles), ainsi que "l'ordre pour unir deux hommes" (11e et 12e siècles). 



Ces rites de l'Église avaient tous les symboles d'un mariage hétérosexuel: l'ensemble de la communauté se réunissait dans une église, une bénédiction du couple devant l'autel était effectuée avec leurs mains droites étant jointes, les voeux saints étaient échangés, un prêtre officiait lors de la prise de l'Eucharistie et une fête de mariage pour les invités était célébrée par la suite. Ces éléments apparaissent tous dans les illustrations contemporaines de la sainte union de l'empereur-guerrier byzantin, Basile le Premier (867-886 apr.JC) et de son compagnon, Jean. 

De telles unions chrétiennes sanctifiées entre personnes de même sexe ont également eu lieu en Irlande à la fin du 12e et du début du 13e siècles, comme l'a rapporté le chroniqueur Gérald du Pays de Galles (" Geraldus Cambrensis"). 

Les unions de même sexe dans l'Europe pré-moderne reprennent dans les moindres détails des cérémonies entre personnes du même sexe dans les documents liturgiques de l'ancienne église. Un rite grec du 13e siècle, "l'ordre pour les unions solennelles de même sexe", invoquait Saint-Serge et Saint Bacchus, et demandait à Dieu: " daigne accorder à ceux-ci, tes serviteurs [nom et nom], la grâce de s'aimer l'un et l'autre, de se conformer sans haine et de ne pas être la cause de scandale tous les jours de leur vie, avec l'aide de la Sainte Mère de Dieu, et tous Tes saints". La cérémonie se termine: " Et ils embrasseront le saint Évangile et ils s'embrasseront, et ce sera conclu". 

Un autre "Bureau des unions de même sexe" serbe et slave du 14e siècle, unissant deux hommes ou deux femmes, faisait mettre la main droite du couple sur l'Évangile, tout en ayant un crucifix placé dans la main gauche. Après avoir embrassé l'Évangile, on demandait alors au couple de s'embrasser, après quoi le prêtre, ayant élevé l'Eucharistie, leur donnait à tous les deux la communion. 



Les registres d'unions chrétiennes de même sexe ont été découverts dans des archives aussi diverses que celles du Vatican, à Saint-Pétersbourg, à Paris, à Istanbul et dans le Sinaï, couvrant mille ans depuis le 8e jusqu'au 18e siècle.

Le missionnaire dominicain et prieur, Jacques Goar (1601-1653), inclut de telles cérémonies dans un recueil imprimé de livres de prières grecques orthodoxes, 'Euchologion Sive Rituale Graecorum Complectens ritus Et Ordines Divinae Liturgiae" (Paris, 1667).

Bien que l'homosexualité était techniquement illégale depuis l'époque romaine tardive, les écrits homophobes n'apparurent pas en Europe occidentale jusqu'à la fin du 14ème siècle. Même alors, des unions entre personnes de même sexe et consacrées par l'Église continuèrent d'avoir lieu. 



A Saint-Jean de Latran à Rome (qui est, traditionnellement, l'église paroissiale du pape), en 1578, treize couples de même sexe furent unis lors d'une grand messe et avec la collaboration du clergé du Vatican, "prenant la communion ensemble, utilisant le même Livre nuptial, après quoi ils dormaient et mangeaient ensemble", selon un rapport contemporain. Une autre union unissant une femme à une autre femme est enregistrée en Dalmatie, au 18e siècle.

L'étude universitaire du Professeur Beswell est si bien fouillée et documentée qu'elle pose des questions fondamentales pour les deux dirigeants de l'église moderne et pour les chrétiens hétérosexuels concernant leurs propres attitudes modernes envers l'homosexualité.

Que l'église ignore les preuves qui se trouvent dans ses propres archives serait lâche et trompeur. Les preuves démontrent de façon convaincante que ce que l'église moderne prétend être ce qui a toujours été son attitude immuable envers l'homosexualité, n'est, en fait, rien de tel. 



Elles prouvent que durant les deux derniers millénaires, dans les églises paroissiales et les cathédrales de la chrétienté, depuis l'Irlande à Istanbul et mêm au coeur de Rome elle-même, les relations homosexuelles étaient acceptées comme des expressions valides d'un amour chrétien divin et comme un engagement envers l'autre personne, un amour qui pouvait être célébré, honoré et béni, par l'Eucharistie, au nom de et en présence de Jésus-Christ.

".... Dans la soirée, le jeune vint à lui [Jésus], vêtu d'une toile de lin sur son corps nu. Et il resta avec lui cette nuit-là, car Jésus lui enseigna le mystère du Royaume de Dieu. Et de là, se levant, il retourna de l'autre côté du Jourdain." The Secret Gospel Of Mark, The Other Bible, Willis Barnstone, Editor, Haper& Row, San Francisco, 1984,pp. 339-342. "



Sources:

1) Colfaxrecord.com; retrieved 6Jul 2009, 1830PST [ http://www.colfaxrecord.com/detail/91429.html]

2) Saints Sergius & Bachus, Roman martyrs. their Catholic feast day is October 7th. Catholic Encyclopedia [ http://www.newadvent.org/cathen/13728a.htm ]

3) John Eastburn Boswell (American Concil of Learned Societies); Same-Sex Unions in Premodern Europe, Random House, June 1994. "




Alain Nègre ( Aussillon, Tarn). 







dimanche 8 juillet 2018

De l'Ancien Monde au Nouveau Monde
Quatrième partie: époque Moderne et Contemporaine


L'époque Contemporaine du seizième, dix-septième et dix-huitième siècle, prendra fin avec la Révolution française en 1789. Des phénomènes sociaux conséquents touchaient l'Europe. On remarque la sécularisation progressive des sociétés européennes, le développement du protestantisme et de l'humanisme, ainsi que la montée d'une classe sociale: la bourgeoisie d'affaires. L'époque moderne a un caractère transformateur, il n'y a pas eu de passage brusque du Moyen Âge à l'époque moderne, mais une transition. Les principaux événements de la modernité sont: le capitalisme, l'humanisme et les États-Nations. Il y eut des inventions qui ont changé le monde.



L'invention de l'imprimerie est le premier business moderne (1499-1561). Les imprimeurs doivent disposer d'une organisation commerciale solide et faire des voyages incessants pour vendre leurs livres. On découvre de nombreux auteurs de la littérature antique. L'invention de la carte du monde. Gérard Mercator (1512-1594), est un des fondateurs de la cartographie. Son innovation fut simple, il représente la carte du monde, non pas sur un globe, mais sur un cylindre. Il suffisait de mettre une projection de Mercator sur un tube à plat, et l'on obtenait la carte du monde que l'on connaît tous. La carte de Google Maps est une projection de Mercator. Mais la vraie carte du monde est la projection de Peters, car plus on se rapproche des pôles et plus la superficie d'un territoire est exagérée. Dans la réalité la projection de Peters est 14 fois plus petite que la projection de Mercator. Nous aurons également l'envention de la lunette astronomique. 


Le génial Galilée (1564-1642), sera le premeir à pointer cette lunette vers le ciel. Il révolutionnera l'astronomie. Il découvrira les premières tâches solaires, les reliefs de la Lune, les satellites de Jupiter etc.... En même temps, il nous apprendra que la Terre tourne autour du Soleil, et pas le contraire. Isaac Newton (1642-1727), concevra en 1688 le premier télescope moderne. Son apport à la science sera considérable. Il déduira des travaux de Galilée le principe de gravitation universelle et des travaux de Kepler les lois fondamentales de la mécanique céleste. Aujourd'hui, la Chine a finalisé la construction du plus grand télescope du monde, il fait 500 mètres de diamètre. L'homme enverra des télescopes dans l'espace, la Nasa a propulsé le 24 avril 1990 le satellite Hubble, il peut observer des éléments situés à des milliers d'années lumières de la Terre. L'invention du microscope, permettra à l'Homme de voir le tout petit. Le microscope est un instrument qui permet d'observer de petits éléments grâce à une vision agrandie. Ce sera Zacharias Janssen (1588-1631), un fabricant de lunettes hollandais, qui superposera deux verres de lentille dans des tubes coulissants afin de grossir les petites choses. 80 ans plus tard, le néerlandais Antoine Van Leeuwenhoek (1632-1723), fabriquera le premier microscope qui permettra de grossir de 50 à 300 fois les objets observés. L'Anglais Robert Hooke ( 1635-1703), observera pour la première fois les cellules. Le microscope est l'une des inventions qui permit le plus de découvertes importantes. Il a permis la découverte de la division cellulaire, des agents pathogènes qui sont à l'origine des premiers vaccins, ou encore les bacilles de la lèpre et de la tuberculose. Louis Pasteur (1822-1895) aura compris que certains microbes invisibles à l'oeil nu, sont très puissants et provoquent des maladies contagieuses. Il envahissent le corps humain, le rende malade et le font passer d'un être vivant à un autre être vivant.  Une autre découverte l'invention de la machine à vapeur. Denis Papin (1647-1712), un protestant, finira le climat d'intolérance religieuse en France et fera son invention à Londres en 1675. Le départ de la vapeur fut un simple cylindre piston dans lequel on fait chauffer de l'eau et la vapeur qui se forme pousse le piston vers le haut. Cette invention permettra d'autres inventions majeurs, James  Watt (1736-1819) apportera à la machine à vapeur des améliorations nécessaires : les muscles de l'homme cessent d'être la principale source d'énergie. On peut désormais transformer l'énergie thermique en énergie mécanique. L'exploitation des gisements de charbon change de dimension. Elle permettra une métallurgie de masse et donnera naissance au chemin de fer. 

L'État moderne se construira dans une économie préindustrielle, entraînée par le commerce des produits agricoles, dans une société où les libertés sont confondues avec les privilèges des ordres sociaux. L'État-Nation était l'oeuvre d'une monarchie sacralisée et absolutiste, où le souverain ne peut s'adapter à la redéfinition de la nation aux siècles des Lumières. A' l'aube des temps modernes, les états se structurent et se renforcent, les souverains cherchent d'obtenir le monopole en matière fiscale, dans le domaine juridique et dans la force armée. Le pouvoir se verra centralisé entre le quinzième et le seizième siècle, avec la fin de la féodalité. Le souverain cherchera à diminuer le pouvoir des grands féodaux, à centraliser les États généraux (clergé, noblesse, tiers-état), afin de progresser vers un monopole juridique de l'état central. Louis XII ordonnera la codification des coutumes; le droit était oral et il sera fait un relevé de l'ensemble des lois de toutes les provinces du royaume. François premier, souverain autocratique, prendra de nombreuses initiatives centralisatrices. Il créera trois impôts permanents: la taille ( sur les personnes et les terres), la gabelle (le sel) et les aides (sorte de TVA). Dans la linguistique, la langue d'oïl sera la langue officielle. En démographie, s'étaient les curés qui tenaient les registres paroissiaux, mais à partir de 1539, l'église devra fournir à l'état un double de ces registres. Ceci permettra de mieux connaître les ressources fiscales et une meilleure connaissance du recrutement militaire. En 1516, avec le concordat de Bologne signé avec le pape, c'est le roi qui choisit les évêques et les abbés. L'église de France est soumise au roi de France puis au pape. En Angleterre, Henri huit souhaitera contenir le pouvoir de l'église et la subordonner à l'État. Il commencera à confisquer des biens ecclésiastiques. N'ayant pas d'enfant avec Catherine d'Aragon, il désirera faire annuler son mariage avec elle, pour épouser sa maîtresse Anne Boleyn. Le pape refusera pour des raisons politiques. En 1531 Henri huit rompra avec Rome et crée l'église d'Angleterre qui mêle traditions catholiques et protestantes. En 1519, l'espagnol Charles Quint contrôlera d'immenses terrotoires: par son père il aura les droits sur les états bourguignons et le St empire et par sa mère des royaumes espagnols. De 1500 à 1660, on assistera à la difficile naissance du pluralisme religieux. Un conflit entre deux visions du monde: le classicisme (régulier, symétrique, retour à l'antiquité), le baroque ( exubérant, création de la Contre-Réforme catholique). Le dix-septième siècle posera les bases de la science moderne.
- Giordano Bruno, écrira que l'univers est infini (condamné et brûlé à Rome).
- Francis Bacon, seule la méthode expérimentale permet de connaître le réel.



- Descartes, le monde peut s'expliquer par des lois mécaniques, l'expérience est le moyen, le doute méthodique doit être la règle, l'atomisme ( tous les corps sont faits d'une même matière, différemment arrangée).






- Galilée avec les maths et l'astronomie, le monde peut être expliqué scientifiquement. Il reprendra les thèses héliocentyriques de Copernic (ouvrages mis à l'index).


- William Gilbert, découvrira les lois du magnétisme et de l'électricité statique. 
- Williq Harvey, découvrira la circulation du sang et le rôle du coeur. 
- Johannes Swammerdam découvrira l'existence des ovaires. 

Enfin arrive le siècle des Lumières et du classicisme (1660-1775).
L'absolutisme est le trait dominant de cette période inaugurée en France par LouisXIV. La France est réticente par apport à l'art baroque, elle préfère le bon goût français: équilibré, sobre et mesuré. La raison doit l'emporter sur l'émotion. On redécouvrira l'Antiquité gréco-romaine: fouilles scientifiques au sud de Naples à Herculanum et Pompéi. On va vers un libéralisme économique: le colbertisme avec Jean-Baptiste Colbert, qui réduira le nombre de jours chômés, mettra un frein à la création des couvents, répression de la mendicité avec la généralisation des hôpitaux généraux, incitation aux nobles d'investir dans les industries. La révolution agricole et industrielle en Angleterre bénéficiera de progrès techniques importants : la pompe de Thomas Newcomen qui fonctionne à la vapeur, le coke qui permet d'atteindre de très hautes températures, l'acier pour le petit outillage et les armes blanches, les navettes volantes pour le tissage, la première usine ouverte par Matthew Boulton et la fabrication en série qui permet de distribuer au public un catalogue, enfin l'apparition du salariat. Les Lumières supposeront une alphabétisation généralisée et l'accession de tous à l'enseignement. Chacun doit pouvoir être capable de se faire sa propre idée (pensée critique). Voltaire n'hésitera pas à se lancer dans le débat politique et philosophique. Il publiera le " traité sur la tolérance". Il est déiste et anticlérical. Il pense que chaque individu doit simplement rendre culte au Créateur. Le peuple a besoin de la religion pour avoir une morale (aujourd'hui c'est différent et discutable). Arrivera l'ère des révolutions ( 1775-1800), le libéralisme et les débuts de la question sociale. De nouvelles valeurs surgissent sur tous les plans : économie, religieux et politique.
- La liberté de penser dans le cadre du libéralisme économique.
- La protection des citoyens contre l'arbitraire de l'État et des églises, plus contre toute atteinte à la propriété privée.
- L'égalité des droits devant la loi.
- La fraternité, on aide son semblable par pure humanité.
- La question de la traite des noirs et de l'esclavage (abolition de l'esclavage en 1794).
Enfin, les droits de l'homme et l'émancipation de l'individu:
- Constitution civile du clergé (novembre 1789), les ecclésiastiques deviennent des fonctionnaires publics élus, payés par l'État.
- Instauration de l'État civil, les naissances, les mariages, les divorces et décès sont enregistrés dans les registres de l'État-civil.

 Époque contemporaine




L'époque contemporaine commence avec les conséquences de la Révolution française. C'est la fin des monarchies absolues et les tentatives de monarchie constitutionnelle. Ce sera vers la fin du dix-neuvième siècle, que la République s'installera durablement. Sur le plan socio-économique, l'époque contemporaine est la fille de la deuxième Révolution industrielle, avec la domination sans partage de l'Empire britannique sur le monde. Vers 1880, le Royaume-Uni assure à lui seul les deux tiers de la production industrielle mondiale. Une rivalité naîtra entre l'Empire britannique et la France, qui s'emparera de la majeure partie de l'Afrique occidentale et du Maghreb. L'Europe sera marquée au dix-neuvième siècle par la naissance des États modernes à ne pas confondre avec l'époque moderne, et se traduira, par les mutations techniques, économiques et sociales importantes de la deuxième révolution industrielle. En 1789, la France est un pays de 26 millions d'habitants, et la population se partage de manière inégale en trois catégories sociales: noblesse, clergé et tiers-état. La bourgeoisie est formée d'industriels, de banquiers, de commerçants, avocats, enseignants et médecins. Cette classe tient en main l'économie du pays et fournit les cadres administratifs. Elle sera écartée des hautes charges politiques. La bourgeoisie va prendre la tête de la Révolution, qui peut compter sur les paysans affamés et sur le peuple des villages, mécontents du système. En 1788, le peuple a faim . La France a aidé les États-Unis d'Amérique dans leur émancipation vis à vis de l'Angleterre, ce qui a coûté cher. Les caisses du royaume sont vides et le roi Louis XVI n'arrive plus à rétablir les comptes. Bien sûr, une partie de la noblesse et du clergé refuse de renoncer à ses privilèges. Le 5 mai 1789, le roi convoque les États généraux à Versailles: noblesse, clergé et tiers-état. Dès le début, les députés élus par le tiers-état déclarent qu'il faut supprimer la royauté absolue et établir une constitution. Mais Louis XVI  soutenu par la plupart des députés du clergé et de la noblesse, refuse. Les députés du tiers-état quitteront la réunion. Le 20 juin 1789, les députés du tiers-état se réuniront dans une salle du palais de Versailles: c'est le Serment du Jeu de paume. Un certain ministre, désirait faire sortir tout ce monde, mais Mirabeau, un député provençal lui répond: " nous sommes ici par la volonté du peuple, et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes." Le 14 juillet 1789, ce sera la prise de la Bastille. Le 26 août 1789 sera adopté 

La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. La Constitution précise:" les hommes naissent libres et égaux en droits et le restent tout au long de leur vie." Nous assistons à la construction d'une France nouvelle, désormais le peuple et non plus le roi est le souverain. Le roi exercera son pouvoir non plus de droit divin, mais par le consentement des français. La monarchie constitutionnelle (1789-1792) sera un échec, de là, la Terreur (1792-1795). Ensuite viendra la règne de Napoléon (1799-1815), l'Empire français n'a jamais été aussi grand. Il sera placé sous le gouvernement des frères de Napoléon et s'étendra du Portugal à la Pologne. Une deuxième tentative de restauration de la monarchie (1815-1848). Il s'agit d'une monarchie constitutionnelle établie sur un suffrage censitoire étroit qui aura deux souverains de la dynastie des Bourbons: Louis XVIII et son frère Charles X (1824-1830). 


Viendra ensuite la Révolution de juillet 1830, dites les "trois glorieuses". Après un coup de force constitutionnel par ses ordonnances de Saint-Cloud (1830), Charles X et la famille royale fuient Paris. Louis Philippe premier sera proclamé roi des Français et non plus roi de France. Ce sera une monarchie constitutionnelle ( 1830-1848). Viendra ensuite la deuxième révolution française de 1848, d'où naîtra la deuxième République, mettant ainsi fin à la monarchie. Suivra la première guerre mondiale (1914-1918), la révolution en Russie qui amènera la naissance du communisme et en 1939-1945 deuxième guerre mondiale avec la défaite de l'Allemagne nazie. En 1947-1990, naissent les démocraties populaires dans l'est de l'Europe. En 1991, on assiste  à l'éclatement de l'URSS. Il faut préciser qu'en 1957 naissait le Traité de Rome avec l'Union européenne.
Les grandes innovations de cette époque contemporaine sont: le charbon qui est utilisé pour fabriquer la vapeur avec l'apparition des premières automobiles, des locomotives et des moissonneuses pour l'agriculture, la bicyclette, la photographie et le cinéma. Les grandes découvertes du monde scientifique: le courant électrique, la pile électrique, l'ampoule électrique, le vaccin contre la rage, le radium et le rayon x. Dans le domaine des communications: le télégraphe, le téléphone et la radio. 
Dans la vie quotidienne des Français: la machine à laver, le réfrégérateur, l'aspirateur etc... 
Dans la conquête spatiale: le premier homme va marcher sur la Lune. 



De l'époque grecque à l'époque contemporaine, nous pouvons découvrir une évolution constante et non une régression. L'Homme au travers de nombreuses difficultés, entre autres les Révolutions et les guerres, rien ne pourra entraver le chemin difficile de sa Connaissance particulière vers la Connaissance Universelle, laquelle tente de le rendre libre pour continuer son Évolution. 


Alain Nègre (Aussillon,  Tarn)




jeudi 7 juin 2018

De l'Ancien Monde au Nouveau Monde
Troisième partie du Moyen Âge à la Renaissance 






La pensée politique médiévale, doit tenir compte des cadres socio-politiques et religieux dans lesquels se déroule la vie à cette époque
La société médiévale s'organise autour de trois ordres:





Les hommes d'église
Les nobles (princes, seigneurs,chevaliers)
Les paysans.

Chacun des trois ordres a des droits et des devoirs vis-à-vis des deux autres. Les prêtres avaient pour mission de protéger par leurs prières les paysans et les chevaliers et de les élever jusqu'à Dieu.
Les chevaliers devaient protéger par les armes, la défense et la sécurité des prêtres et des paysans. Les paysans par leur travail et les impôts procuraient la nourriture aux prêtres et aux chevaliers. 
Durant le début du moyen âge, la population de l'est et du nord de l'Europe migreront par vagues vers l'ouest. Dès le deuxième siècle, quelques unes s'installèrent sur les frontières et à l'intérieur de l'Empire romain. Ces populations fourniront à l'armée romaine des chefs et des soldats. Au cours du cinquième siècle, les migrations s'accélèrent et de nombreux peuples conclueront des traités avec les Romains, à la recherche de main-d'oeuvre. Pendant cette période, le christianisme se diffusera et s'implantera durablement en Gaulle. Vers 496 ap.J.C., une alliance est scellée entre les Francs et l'église catholique romaine, grâce au baptême de Clovis. Atour de l'an 800 ap.J.C., l'empire de Charlemagne s'étend sur toute l'Europe, mais devra bientôt faire face aux invasions scandinaves, sarrasines et hongroises.

Les croisades qui étaient des expéditions militaires, seront menées par les chrétiens contre les infidèles. Suscitées par un élan religieux, elles répondront à des motivations politiques et économiques. La première croisade sera ordonnée par le pape Urbain II et sera une riposte à l'occupation de Jérusalem par les musulmans en 1095.
De 1096 à 1291, neuf expéditions seront menées en Terre Sainte. Le treizième siècle marquera l'apogée de l'Occident médiéval, le quatorzième et le quinzième siècle sont caractérisés par de multiples crises démographiques, économiques, sociales et climatiques. La climat se dégradera jusqu'en 1850. Le quatorzième siècle voit surgir les centres intellectuels de l'Occident. Pour la première fois apparaissent des traités politiques, concernant une série de règles pour le peuple et les gouvernants. 

                                    
Linitiateur sera Thomas d'Aquin qui apposera l'empreinte de sa géniale personnalité. C'est environ vers les années 1250-1270, où se créront les doctrines qui façonneront la mentalité médiévale. Thomas d'Aquin donnera des principes philosophiques qui présideront à la vie de groupe, et favoriseront l'organisation des collectivités. On passe d'un système féodal à un début d'armature des grands États européens. L'Occident prendra, pour la première fois vers 1260, la politique d'Aristote. Thomas d'Aquin s'entourera de Guillaume de Moerbeke, pour traduire les oeuvres d'Aristote du grec au latin. Deux théories capitales se détacheront de ces écrits, qui seront la clé de voûte des spéculations politiques du treizième siècle: la théorie de la souveraineté populaire et la théorie du rôle du gouvernement. En effet, l'homme est individuel c'est-à-dire capable de produire ses propres activités et de les mettre en commun, c'est là qu'il devient sociable dans un groupe.Il ne peut y avoir de vie sociale, sans qu'il y ait une autorité parlant au nom du groupe, dans laquelle l'individu doit se soumettre. 




Le principe fondamental de la philosophie politique du treizième siècle, est l'affirmation que seule la personne humaine peut être douée d'existence. Ainsi, la personne humaine est la vraie réalité siciale et le groupe n'est pas une sorte de supra-organisme, mais une réunion de personnes dont chacun demeure inviolable en son for intérieur. Alors toute individualité humaine est sacrée; chaque homme sera appelé à réaliser son bonheur, il mettra ses énergies au service d'une destinée qui est sienne. L'homme guidera ses appétits inférieurs à sa raison et orientera sa vie entière vers Dieu, par la Connaissance de l'Amour. Mais si l'homme est abandonné à lui-même, il  serait dépourvu de moyens matériels, de directions intellectuelles et de réconfort moral. Thomas d'Aquin, philosophe et théologien dira de ce dernier qu'il est ou bien dépravé, ou bien un surhomme, c'est-à-dire un être d'exception. L'homme est un être individuel et sociable et ses droits sont dans le treizième siècle une liste exemplative. Un individu qui fait partie d'un groupe politique mettra au service de la communauté ce dont il est capable. Il se soumet aux lois de l'entr'aide. Mais comme cette communauté n'est pas distincte, des membres qui la composent est forcément une multitude organisée qui devient le sujet de toutes les prérogatives et de toutes les fonctions indispensables à l'existence même du groupe. Donc, ces prérogatives et ces fonctions représentent toutes quelques aspects de la souveraineté et du pouvoir. Dans ce sens, la souveraineté populaire est soudée à celui de la personnalité humaine. Les théoriciens du treizième siècle n'abordèrent pas le processus concret de l'attribution de l'autorité à tel homme ou à telle élite. Ils ne s'intéressait pas, comme à la manière des modernes au problème de l'appariton du commandement dans les divers groupes sociaux. Tout cela fut rataché aux concepts de la finalité et de Dieu. De là, une échelle de valeurs, puisque la souveraineté est divine dans son essence, elle coopère à la finalité cosmique universelle et donc elle accomplit la loi morale. En obéissant à la loi morale, elle se conforme à la loi éternelle; et comme la vie de goupe est instituée pour faciliter à chacun la réalisation de sa tâche, elle devient à son tour un état de choses voulues par l'auteur de la nature. Par ce fait même, un homme qui donne des ordres à un autre et qui prétend  en être obéi, ne peut être, en dernière analyse, qu'une délégation divine. Une chose est la participation du peuple au pouvoir et une autre chose l'exercice de ce droit. Les théories de la délégation, du régime électif, de l'éducation civique, de la suspension des droits populaires sont autant de mises au point de l'exercice des droits souverains. 



Donc, au moyen âge, le pouvoir vient de Dieu, mais appartient au peuple, qui le transmet à des hommes de son choix. Cette transmission sera élective, l'éducation politique du peuple est la condition sine qua non des formidables prérogatives dont le citoyen sera investi. Le rôle de l'État est tout tracé, il a à charge de promouvoir le bien-être matériel et économique, de veiller à la sage répartition des richesses, de contrôler le judicieux emploi des activités. Mais il doit également développer le sentiment de l'honnêteté, instaurer la justice sociale, rendre un culte public à Dieu, sans lequel devoir, honnêteté, justice, vertu, sont des leurres. Ainsi l'État repose sur la morale, et la morale sur la psychologie, l'une et l'autre reposent sur la métaphysique. Dans ce treizième siècle, le peuple souverain est en droit d'exiger des garanties de ses gouvernants, mais ce peuple est dans la situation d'un mineur qui possède des droits, et il n'est pas capable de les faire valoir. 
Alors le pape serait le protecteur contre les usurpateurs et, en son nom, de déposer les indignes.



Au quatorzième siècle, la situation politique se modifie, le peuple prend conscience de sa force, de sa nationalité. Il peut se passer de la tutelle papale. Le quinzième siècle parle de la souveraineté populaire qu'il fait reposer sur la collectivité des citoyens. Il répudie la conception du droit divin immédiat des rois et donne ses préférences à un système d'équilibre de pouvoirs: le roi et le peuple. 
Dans le seizième siècle on verra apparaître la fameuse doctrine du droit divin des rois, inventée par des monarques ambitieux ou par des réformateurs protestants, c'est alors que vint la brèche dans l'édifice. Cette doctrine est en contradiction avec les principes du treizième siècle, puisqu'elle vise à déposséder la collectivité de ses droits souverains. Le roi devient une espèce de surhomme qui n'a point de comptes à rendre à son peuple et qui tient de Dieu seul un pouvoir que nulle puissance humaine ne peut révoquer. Deux individus ébranlèrent l'édéal politique du moyen age: Thomas Morus et Grotius. Ils rêvaient d'un État sans attache avec l'église. En étant indépendant de l'église, l'État serait indifférent aux formes que revêt la religion. Ainsi, la fonction de gouverner se dissociait complètement de la moralité, elle ne régit plus toute l'activité humaine.

                                La Renaissance


Ce sera à la fin du moyen âge et aux débuts de la Réforme et de la Renaissance, que les croyances traditionnelles s'effondreront. Machiavel interprètera la doctrine politique qui consistait dans un simple empirisme. La science politique ne s'intéresse guère à la politique en soi, mais elle se penche plutôt à décrire les procédés de gouvernement qu'il est habile d'employer. Le politique ne se préoccupe pas de la morale, la vertu et la religion seront considérés comme des moyens de gouvernement. Machiavel aura eu le grand mérite d'envisager la politique pratiquement, et non plus d'une manière métaphysique. Il exerça une influence considérable en répandant le goût de la science politique et l'habitude de l'étudier historiquement. On retrouvera son empreinte chez Descartes et d'autres auteurs du dix-septième siècle. Il rendit à la politique le soin de la détacher entièrement de l'utopie et de la religion. Malheureusement, il subira l'étude assez mesquine des procédés de son temps. Les critiques violantes et nombreuses contribueront à créer des mouvements d'idées entièrement différents. La Renaissance et la Réforme s'épanouiront au seizième siècle et marqueront le commencement des Temps modernes. La méthode d'étude, consistera à prendre pour guide le libre examen et la raison, en quelque sorte, un élargissement des procédés d'Aristote. Ainsi, toutes formes de pouvoir civil sont légitimes pourvu qu'elles soient conformes à la raison. 



Que ce soit Luther ou Calvin, ils penseront d'après une formation reçue: le gouvernement est institué par Dieu. En face des ces docteurs protestants, les catholiques se diviseront en deux groupes principaux: les scolastiques, avec Thomas d'Aquin, plus tard, Bellarmin et Bosio, seront les partisans de la théocratie. Les doctrines du protestantisme où les rois sont établis par le peuple et leur pouvoir ne leur vient de Dieu que par l'intermédiaire du peuple. Il y a un contrat entre Dieu, le roi et le peuple. A' côté des politiques, les philosophes qui apportèrent l'esprit littéraire de la Renaissance. Montaigne, Rabelais et Érasme disséminèrent dans leurs oeuvres de nombreuses pensées politiques. 
La pensée politique au seizième siècle fut d'une richesse et d'une variété incomparables. La propriété, l'esclavge, la liberté politique, la liberté de conscience, ont été discutées. Ce sera avec force, que les doctrines démocratiques seront affirmées avec une grande énergie. 



Les droits naturels de l'humain seront revendiqués. L'église romaine cherchera sa place en matière de spéculation politique, mais ce sera en cherchant dans les droits mêmes de l'individu que viendra la source du pouvoir politique. Certains penseurs, isoleront définitivement la politique de la religion. Il y aura également des réactions contre l'empirisme pur de Machiavel, qui tendrait à supprimer toute moralité et toute philosophie dans la science politique. Ainsi, la science politique prendra rang définitivement parmi les sciences morales indépendantes. Nous avons pu voir que la Ranaissance est une période où l'histoire prend un grand virage. La Renaissance se différencie du moyen êge par le contexte historique et politique en Italie et en France, et tout particulièrement par les grandes découvetes du monde: anatomie, astronomie, peinture, sculpture, et architecture. Ce sera également un renouveau littéraire grâce aux écrivains, dramaturges et poètes européens. Ainsi, la Renaissance est une rupture avec le moyen âge et les humanistes ont su diffuser la culture de l'Antiquité et les idées humanistes. 





La Renaissance aura un impact sur les siècles suivants, sur le classicisme du dix-septième siècle et les Lumières du dix-hutième siècle. 








Alain Nègre (Aussillon,  Tarn)